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Pénurie de main-d’œuvre : le gouvernement du Québec cible des étudiants étrangers

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Des étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières pensent que la mesure d'exemption des droits de scolarités en faveur des étudiants étrangers devaient s'appliquer à tous les programmes d'étude (archives).

Photo : Gracieuseté : UQTR

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Des étudiants internationaux à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) voient en la mesure d'exemption du gouvernement du Québec une occasion manquée d'économiser sur leurs droits de scolarité. Une mesure tardive selon eux, mais qui constitue un plus pour les futurs étudiants internationaux.

Les étudiants internationaux ciblés dans le programme d'exemption des droits de scolarité doivent s'intéresser aux domaines où le manque de main-d'œuvre est le plus criant. Ils n'auront plus à payer 24 000 $ pour une année d'études à l'université, mais 3000 $, comme c'est le cas pour les étudiants québécois. De plus, ils doivent s'inscrire à temps plein dans une université francophone et être prêts à s'installer en région.

Masseni Doumbia vient de boucler sa maîtrise en gestion de projet à l'UQTR. Les deux années d'études lui ont coûté plus de 30 000 $. La nouvelle mesure annoncée par Québec arrive un peu tard dans son parcours académique. Elle y voit tout de même l'occasion d'embrasser de nouvelles opportunités.

« C'est sûr que j'aurais préféré en bénéficier, mais bon je peux toujours m'inscrire dans une autre matière et apprendre plus. Cela me donne l'opportunité d'avoir plus de diplômes. »

— Une citation de  Masseni Doumbia, étudiante internationale finissante à la maîtrise à l'UQTR
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Même si elle vient de terminer sa maîtrise en gestion de projet à l'UQTR, Masséni Doumbia affirme qu'elle profitera de la nouvelle mesure d'exemption du gouvernement pour obtenir plus de diplôme

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

C'est une bonne idée au départ, estime Masséni Dumbia. Mais elle croit que la meilleure formule c'est d'élargir le cadre du programme pour permettre à plus d'étudiants d'en bénéficier.

Élisabeth Gomis, une autre étudiante internationale, abonde dans le même sens. Elle trouve dommage que la mesure ne s'applique pas à l'ensemble des professions.

C'est aussi le point de vue du recteur de l'UQTR. Ç'aurait été bienvenu que ce soit l'ensemble des programmes qui soit visé, dit Christian Blanchette, mais on voit que le gouvernement a une stratégie très orientée vers certaines des professions qui sont en manque. C'est bienvenu dans ces professions-là.

« On apprécierait un programme qui nous permet d'attirer des étudiants dans toutes les disciplines parce que la pénurie de main-d'œuvre s'observe dans toutes les disciplines. »

— Une citation de  Christian Blanchette, recteur de l'UQTR

Par ailleurs, M. Blanchette pense que la mesure d'exemption du gouvernement est une solution à moyen terme qui peut contribuer à atténuer le problème, et qu'il ne s'agit pas de la seule solution à mettre en place. Il admet toutefois qu'il s'agit d'une mesure attractive qui permettra de recruter plus d'étudiants.

Les étudiants francophones traités en parents pauvres

Christian Blanchette déplore le temps pris par Ottawa pour livrer les permis aux étudiants étrangers. Il appelle à une hausse du taux d'acceptation des étudiants internationaux francophones.

Les dossiers des étudiants francophones qui ont choisi des universités québécoises doivent être traités de manières diligentes et qu'on ait des taux d'acceptation plus élevée qu'un étudiant sur 10 affirme t-il.

Le président de l'Association générale des étudiants de l'UQTR accueille positivement la nouvelle mesure d'exemption, cependant il aurait préféré que le gouvernement règle le problème à la source en adoptant une résolution face à la déréglementation des droits de scolarité des étudiants internationaux. Philippe Dorion invite le gouvernement à revoir son plan pour cette catégorie d'étudiants.

« L' Association Générale des étudiants de l'UQTR est contre la déréglementation, et nous demandons au gouvernement de faire une étude d'impact sur les droits de scolarité des étudiants internationaux et sur le financement des universités au Québec. »

— Une citation de  Philippe Dorion, président de l'Association générale des étudiants de l'UQTR

Il faut que la solution dure dans le temps et ne s'applique pas à une période spécifique ou à un groupe d'étudiants, soutient M. Dorion.

Cette mesure non rétroactive entrera en vigueur à partir de l’automne 2023. Une enveloppe de 80 millions $ sera disponible sur quatre ans dans le cadre de ce programme.

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