•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manque de préposés au Bas-Saint-Laurent : le SCFP demande à rencontrer le ministre Dubé

Une préposée aide un patient à circuler dans un corridor d'une résidence pour personnes âgées.

Le syndicat qui représente les préposés aux bénéficiaires au Bas-Saint-Laurent dénonce l'instabilité des horaires et des affectations de ses membres. (Archives)

Photo : Shutterstock / GagliardiPhotogra

Le Syndicat qui représente les préposés aux bénéficiaires du Bas-Saint Laurent tire la sonnette d'alarme et demande une rencontre d’urgence avec le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Dans une lettre qui lui est adressée, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) dénonce le départ de préposés qui quitteraient les CHSLD en raison de l'instabilité des horaires et des affectations.

Dans cette lettre, le conseiller syndical du SCFP, Sylvain Lirette, indique que le fait que plus de préposés ont obtenu un poste permanent depuis une entente conclue en décembre 2020 avec le ministère ne leur a pas assuré une plus grande stabilité comme cela était promis.

Selon Sylvain Lirette, l'application de cette entente a dérapé dans la région. Les préposés aux bénéficiaires s'étaient fait vendre des postes à temps complet avec une grande stabilité, mais dans la réalité, ils sont "garrochés" de toute part : horaires irréguliers et lieux de travail changeants, souligne-t-il dans sa lettre.

Ce manque de stabilité entraînerait le départ de nombreux préposés, selon le syndicat, ce qui augmenterait le problème de manque de personnel.

Sylvain Lirette s'inquiète surtout du fait que cette instabilité a des impacts sur les soins offerts aux bénéficiaires.

« Les personnes âgées qui souffrent de démence, de troubles cognitifs, ont besoin d'une routine, ont besoin de reconnaître les mêmes visages. »

— Une citation de  Sylvain Lirette, conseiller syndical au SCFP

Imaginez-vous recevoir des soins intimes et de faire changer votre culotte d'incontinence par des gens qui changent constamment, dans un feu roulant. Même avec toute notre tête, on aurait des troubles du comportement, poursuit le conseiller syndical.

Il estime que, même lorsqu'ils possèdent un poste permanent, les préposés aux bénéficiaires sont utilisés comme des bouche-trous pour combler les cases horaires.

Sylvain Lirette, en entrevue à la radio.

Sylvain Lirette demande à rencontrer le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. (Archives)

Photo : Radio-Canada

[Pour la clientèle des CHSLD], ça prend de la stabilité, ça prend des anges gardiens, comme il les appelait dernièrement. Et, de la façon dont ça fonctionne ici, bien nos anges gardiens, ils fuient. Ils quittent le bateau parce qu'ils sont en quête de reconnaissance, de respect et ils ne l'ont pas de la part de la direction. Alors, ça me pose problème et ça me pose d'autant plus problème quand j'entends le ministre Dubé, et c'est pour ça qu'on veut lui parler, dire qu'il veut devenir un employeur de choix, souligne Sylvain Lirette.

Il dénonce également la rupture des relations de travail qui seraient difficiles entre la direction du CISSS et le syndicat.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent compte 13 CHSLD.

Le CISSS n'a pas souhaité réagir au communiqué du syndicat.

Appelé à réagir, le cabinet du ministre Christian Dubé n'avait pas répondu à notre demande d'entrevue au moment de publier ces lignes.

Le SCFP représente environ 3500 travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux au CISSS du Bas-Saint-Laurent

Avec la collaboration d'Alexandre Courtemanche

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !