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Un père plaide coupable pour le meurtre au deuxième degré de sa fillette à Winnipeg

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La sentence minimale pour un meurtre au second degré est la prison à vie sans libération conditionnelle avant 10 ans.

Photo : Radio-Canada / Vera-Lynn Kubinec

Radio-Canada

Frank Nausigimana a plaidé coupable jeudi devant un tribunal à Winnipeg pour le meurtre au deuxième degré de sa fillette de 3 ans, Jemimah Bunadalian.

J’accepte ma punition et je me soumets à la loi de Dieu, a dit l'accusé en langue des signes.

En juillet 2021, la fillette avait été retrouvée souffrant de deux blessures causées par une arme blanche, dans le véhicule de sa mère.

Selon la version des faits convenue, le jour du meurtre, M. Nausigimana s’est approché du véhicule de la mère de la fillette. Armé d’un couteau, il s’est introduit dans le véhicule et a tenté de forcer la mère à conduire.

Alors que M. Nausigimana lui ordonnait de changer de place avec lui, elle a profité de l’occasion pour s’enfuir, croyant qu'il ne ferait pas de mal à sa fille.

Frank Nausigimana a arrêté le véhicule un peu plus loin. Il a ensuite fait signe à un véhicule qui passait d’appeler le 911 parce qu’il avait tué sa fille, toujours d’après la version des faits convenue.

M. Nausigimana a d’abord été accusé de meurtre au premier degré, mais après une entente avec les procureurs de la Couronne, il a plaidé coupable pour meurtre au deuxième degré.

Une audience de condamnation est prévue en septembre. La sentence minimale pour un meurtre au second degré est la prison à vie sans libération conditionnelle avant 10 ans.

La Couronne demande que M. Nausigimana passe 19 ans en prison avant de pouvoir demander une libération conditionnelle, alors que la défense en demande 17.

Un passé trouble

Selon la police, Frank Nausigimana et la mère de la fillette n’étaient plus en couple et n’étaient pas en contact depuis un certain temps.

En 2017, M. Nausigimana avait été reconnu coupable de l’agression de la mère de la fillette alors qu’elle était enceinte. Selon la Cour, il avait tenté à l’époque d’avorter le bébé de force en faisant boire un mélange de substances à la mère, contre sa volonté.

Une ordonnance de protection avait été accordée à la mère de la fillette, mais celle-ci avait demandé peu après que l’ordonnance soit révoquée. Elle voulait qu’il puisse assister au service religieux, parce qu'ils fréquentaient la même église.

Pour l’agression survenue en 2017, Frank Nausigimana avait été condamné à un an de probation surveillée.

Avec les informations de La Presse canadienne

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