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Inondations à Gatineau : nouvelles encourageantes, mais la vigilance est de mise

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La mairesse de Gatineau France Bélisle dit que les nouvelles concernants les inondations sont encourageantes, mais elle demande à ses citoyens de demeurer vigilants.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

La mairesse de Gatineau France Bélisle était accompagnée de Denis Doucet, coordonnateur des mesures d’urgences et Sonia Béland du bureau de la sécurité civile pour faire le point sur le risque d’inondations à venir dans certains secteurs de la ville.

Si les prévisions météo et les modélisations des niveaux à venir des rivières Gatineau et Outaouais sont encourageantes, les autorités insistent sur la vigilance à maintenir jusqu’à au moins dimanche.

On a des nouvelles, somme toute, encourageantes. On a un niveau d’eau qui est stable, et même en baisse par endroits. Toutefois, on n’a pas le droit de baisser la garde parce qu’il y a encore deux variables importantes qu’on surveille au cours des prochains jours, a annoncé France Bélisle, lors de son point de presse quotidien.

Les secteurs toujours susceptibles d’être touchés n’ont pas changé. Il s’agit du secteur entre le pont Alonzo-Wright et la rue Moreau. La hausse anticipée du niveau d’eau est de 40 cm, a poursuivi la mairesse.

« La pluie qui va tomber sur Gatineau et va avoir un impact sur nos rivières. On sait toutefois que [les deux rivières] sont capables de prendre un certain volume de pluie, alors ça c’est encourageant. »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

La quantité de précipitations à recevoir dans la région, ainsi que dans le Nord où se trouve le réservoir Baskatong, demeurent les deux grandes inconnues.

Il faut garder le cap et continuer à se préparer en conséquence. Personne ici n’a le goût de faire travailler les citoyens pour rien à faire des digues. [...] On veut arriver le plus vite possible pour donner l’heure juste, a expliqué Mme Bélisle. On ne peut pas être cigale, et on doit continuer à être fourmi.

Niveau normal pour la rivière des Outaouais

Le niveau d’eau dans la rivière des Outaouais permet aussi aux autorités d'être légèrement optimistes.

Les crues passées, c’étaient dans les deux rivières en même temps. [...] On a vu que la rivière Gatineau est totalement dépendante de la réaction de la rivière des Outaouais, dans ce cas-ci qui est favorable, a pour sa part expliqué Sonia Béland.

Pour l’instant, les prévisions météorologiques de la semaine prochaine ne sont pas connues, mais feront aussi l’objet d’une surveillance constante, selon Denis Doucet, coordonnateur des mesures d’urgence pour la Ville.

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La présidente-directrice générale, Sophie Brochu en conférence de presse sur la situation des inondations a Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Hydro-Québec fait le point sur les inondations et le réservoir Baskatong

Ces nouvelles encourageantes ont été annoncées quelques heures après qu'Hydro-Québec ait fait le point sur les inondations. La présidente-directrice générale, Sophie Brochu, a fait le voyage jusqu’en Outaouais jeudi midi pour tenter de rassurer la population et répondre aux critiques sur la gestion de la situation.

« Nous sommes très conscients et empathiques de la réalité des gens de votre coin du monde. »

— Une citation de  Sophie Brochu, PDG, Hydro-Québec

Vous avez eu votre part de catastrophes à répétition depuis plusieurs années. Inévitablement, ça crée une anxiété qui revient vite à la surface, a déclaré Mme Brochu d’entrée de jeu.

Toutes les décisions qu’on prend sont prises à la lumière de la compréhension de ça, de la santé et de la sécurité de votre monde. C’est ça notre étoile polaire et rien d'autre.

La PDG d'Hydro-Québec, Sophie Brochu, a toutefois tenu à déboulonner deux à trois mythes qui circulent au sein de la population depuis quelques jours. Non, ce ne sont pas les barrages qui créent les inondations, a-t-elle dit. Bien au contraire, ils soulagent les problèmes.

Les barrages permettent de retenir une partie de l’eau des crues de la fonte des neiges. On est capable de travailler avec 40 % des amenés d’eau, a-t-elle expliqué. Mais il y a 60 % des amenés, qui sont entre les barrages et ici, sur lesquels on n'a absolument aucune capacité.

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La présidente-directrice générale d'Hydro-Québec, Sophie Brochu, avec la mairesse de Gatineau France Bélisle en conférence de presse sur la situation des inondations à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Ensuite, Mme Brochu a précisé que les ventes d’électricité à l’étranger n’influencent pas les choix de la société d’État. Certaines théories circulent abondement parmi les Gatinois selon lesquelles Hydro-Québec inonderait volontairement les terrains des résidents pour honorer des contrats de vente.

On peut être porté à croire qu’on exporte aux États-Unis, on veut faire de l’argent. Ça n’a rien à voir!, a-t-elle lancé.

On ne ferait pas de l’argent que ce serait [les mêmes décisions]. Lui [Hugo Sansoucy, chef-planification de la production à Hydro-Québec] a des décisions à prendre en fonction de la sécurité de la population. Cette sécurité est influencée par le débit de la rivière et par le fait qu’il faut protéger la structure même des infrastructures, parce qu’évidemment s’il y a une brisure des infrastructures, on crée un problème immense.

« On cherche le moins pire des scénarios. Le meilleur des scénarios.  »

— Une citation de  Sophie Brochu, PDG, Hydro-Québec

Une nouvelle réalité, selon la PDG d'Hydro-Québec

La PDG d'Hydro-Québec a toutefois tenu à prévenir les résidents : la situation actuelle est inhabituelle, mais ce ne sera pas la dernière. C’est une nouvelle réalité provoquée par les changements climatiques, dit-elle.

Il se passe quelque chose sur la planète présentement. Il faut prendre acte de ce qui se passe. Que ce soient les incendies de forêt dans le nord, que ce soient les niveaux d’eau, que ce soient les coups de vent extraordinaires avec lesquels on vit, il faut comprendre que l’on va de plus en plus vivre des aléas qui vont nous venir du ciel avec lesquels il va falloir composer, a-t-elle dit.

Mme Brochu a soutenu que les municipalités devront réfléchir à comment et à quels endroits elles bâtiront leurs prochaines constructions. Ces choix devront se faire en fonction des changements climatiques.

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Hugo Sansoucy, chef-planification de la production à Hydro-Québec, en compagnie de la mairesse de Gatineau, France Bélisle, lors d'une conférence de presse sur la situation des inondations à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Une situation exceptionnelle

Ce qui se passe présentement est quand même assez exceptionnel, a dit en appui Hugo Sansoucy, le chef-planification de la production à Hydro-Québec.

Je n’ai pas la récurrence exacte, mais c’est quand un même un phénomène qu’on ne voit pas à ce temps-ci de l’année d’avoir des précipitations aussi fortes, qui font qu’on a moins de marge de manœuvre pour absorber et régulariser [l’eau].

Le chef de la planification a assuré que tous les moyens sont pris pour éviter le pire et que la décision de délester le réservoir Baskatong n'a pas été prise à la légère.

Le niveau du réservoir Baskatong est élevé. On sort de l’eau pour contrôler l’augmentation de niveau et se garder de la place si jamais il y avait un autre niveau dépressionnaire qui se matérialiserait dans une semaine, a-t-il expliqué.

« C’est vraiment contrôler la montée du réservoir et le garder à des niveaux maximums d’exploitation qu’il ne faut pas dépasser. »

— Une citation de  Hugo Sansoucy, chef-planification de la production, Hydro-Québec.

M. Sansouci a précisé que le réservoir Baskatong est actuellement rempli à 85 % de sa capacité, mais qu’il pourrait aller jusqu’à 91 % de remplissage.

Le débit d’eau évacuée se fait à environ 1000 mètres cubes à la seconde et qu’en fonction d’où va tomber la précipitation on va ajuster ça, mais c’est en continu qu’on monitore ça, a-t-il ajouté.

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