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L’ancien chef de la GRC de Colchester témoigne aux audiences de l’enquête de Portapique

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Le sergent d'état-major Al Carroll témoigne avec Zoom. En avril 2020, il était le commandant de district du détachement de la GRC à Bible Hill, en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Un agent à la retraite qui était responsable du détachement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Bible Hill en avril 2020, lors de la tuerie qui a fait 22 morts, témoigne aux audiences de l'enquête sur la fusillade.

Le sergent Al Carroll a été mis au courant de la situation à Portapique, lorsque son fils, également policier, l'a appelé à la maison pour l’avertir.

Son fils, l’agent Jordan Carroll, travaillait dans le comté de Cumberland et il a aidé à bloquer une partie de l'autoroute 2 à l'ouest de l'entrée du quartier de Portapique où la violence a commencé.

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Les 22 personnes mortes lors de la tuerie de Portapique

Photo : Radio-Canada

Ce soir-là, un homme armé a attaqué des voisins, tuant 13 personnes, avant de s'enfuir dans une réplique de voiture de police. Le lendemain matin, Gabriel Wortman a tué neuf autres personnes dans différentes communautés.

Al Carroll comparaît par vidéoconférence à la Commission des pertes massives jeudi, après l'approbation de la Commission. Il devra tout de même répondre aux questions posées par les avocats des familles des victimes.

Al Carroll cumulait 40 ans de service avec la GRC au moment de la tragédie et son rôle était principalement administratif.

Il supervisait le personnel du détachement, dont 34 agents, mais la nuit du 18 avril 2020, il a enfilé son uniforme et est allé au bureau pour aider.

Al Carroll a aidé à positionner les agents dans la région de Portapique et à fermer certaines routes.

L'avocat de la Commission, Roger Burrill, lui a demandé de commenter un message radio de l’agente Vicki Colford envoyé le 18 avril à 22 h 48.

Elle a dit : Millbrook, si vous voulez jeter un coup d'œil à la carte, on nous dit qu'il y a une route, une sorte de route que quelqu'un pourrait emprunter s'il connaît bien les routes.

Ce n'est que plus tard que la police a déterminé que le tireur avait conduit sur un chemin privé le long d'un champ de bleuets.

Al Carroll a dit que c’est la première fois qu’il entendait le segment audio. Il a expliqué que la transmission radio aurait pu se produire alors qu'il était au téléphone.

Cette nuit-là, il a déménagé dans un centre de commandement de fortune installé à Great Village et il a travaillé en collaboration avec ses collègues Steve Halliday et Addie MacCallum.

Problèmes d’accès informatique

Me Roger Burrill a également demandé ce que l'agent Carroll utilisait lors de la planification pour fermer le périmètre. Il a dit que l’agent MacCallum avait consulté ce qu'il croyait être Google Earth et qu'ils avaient examiné la topographie de Portapique, y compris le champ de bleuets.

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La route dans le champ de bleuets au nord de Portapique en regardant vers le nord. C'est la route que le tireur aurait empruntée pour quitter la région.

Photo : Gracieuseté : Commission des pertes massives

Ça ressemblait juste à un grand champ, un grand champ ouvert, on n'y voyait pas de point de sortie, a-t-il témoigné. Nous avons examiné ce que nous devions examiner. On n'a pas vu de route.

L’agent MacCallum avait déjà dit à la commission qu'il n'était pas satisfait de la vue sur Google Earth, mais il n'a pas pu se connecter à un programme d'imagerie par satellite de la GRC cette nuit-là.

Al Carroll n'avait pas été formé sur ce programme, car il prévoyait prendre sa retraite en mai 2020.

Il dit qu'il comptait aussi sur le personnel du Centre de communications opérationnelles de la GRC, car ils avaient accès à ce programme et pouvaient l'examiner pour trouver les points d’accès.

Avec les informations de Elizabeth McMillan, de CBC

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