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12 ans de prison pour un Albertain coupable de terrorisme en Syrie

Illustration de Hussein Sobhe Borhot lors de son procès en 2022 à Calgary en Alberta.

Hussein Sobhe Borhot avait plaidé coupable à des accusations de terrorisme après s’être rendu en Syrie combattre pour le groupe armé État islamique. Il a admis avoir participé à un enlèvement.

Photo : Mary Haasdyk

L'Albertain Hussein Sobhe Borhot écope de 12 ans moins 15 jours de prison pour des crimes commis en Syrie où il a été tireur embusqué pour le groupe armé État islamique.

Il y a un mois, l'homme de 36 ans a reconnu avoir participé à une activité d’un groupe terroriste et avoir enfreint la loi au profit d’un groupe terroriste. En 2013, il s'était rendu du Canada jusqu'en Syrie pour combattre auprès groupe armé État islamique. Il y est resté un an.

Le juge David Labrenz, de la Cour du Banc de la Reine de l'Alberta, l'a condamné à huit ans de pénitencier pour avoir contribué à des activités terroristes, et quatre ans, pour enlèvement.

Hussein Sobhe Borhot ne pourra demander de libération conditionnelle avant d’avoir purgé au moins la moitié de sa peine.

La peine est assortie d’une interdiction à vie d’être en possession d’armes à feu. Le juge a également ordonné que l’ADN de M. Borhot soit inclus dans une base de données nationale.

Le juge a examiné et accepté, jeudi dernier, une soumission conjointe de la Couronne et de la défense proposant la peine de 12 ans.

Dans sa sentence, le juge a expliqué avoir considéré de nombreux facteurs atténuants.

Il a dit avoir notamment tenu compte du soutien de la famille d'Hussein Borhot, du fait qu'il n'a pas d'antécédents criminels, qu'il a plaidé coupable, qu'il a exprimé des remords et qu’il pourra contribuer à la société canadienne à sa sortie de prison.

David Labrenz a également considéré des facteurs aggravants, comme l'adhésion d'Hussein Borhot à un groupe terroriste, la planification de ses actions et l'utilisation d'un passeport canadien pour s’engager dans des activités illégales.

C'était un crime extrêmement sérieux et grave, a déclaré le juge. Ce n'était pas un crime d'impulsivité.

Le juge rappelle qu'Hussein Borhot n’est pas condamné pour ses pensées, ses croyances ou sa religion, mais plutôt pour avoir brimé les droits d’autres individus.

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