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Moins de policiers dans les rues de Charlottetown cet été

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Une pénurie de recrues expliquerait les difficultés de recrutement au sein de la police de Charlottetown (archives).

Photo : CBC/Tom Steepe

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Le service de police de Charlottetown a du mal à trouver des agents pour pourvoir des postes d’été. Une pénurie de recrues expliquerait les difficultés de recrutement au sein de ce corps de police.

Ces postes temporaires offerts à temps partiel permettraient d’assurer le service alors que des agents doivent bientôt prendre congé.

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Le chef de la police de Charlottetown, Brad MacConnell, assure que les services d’urgence ne seront pas touchés cet été, malgré le manque de personnel (archives).

Photo : Radio-Canada / Wayne Thibodeau

Le chef de la police de Charlottetown, Brad MacConnell, explique qu’habituellement le corps de police recrute de 8 à 20 agents pour ces postes temporaires.

Néanmoins, les candidatures n’arrivent tout simplement pas à son bureau.

« Il est malheureux que la situation ait évolué au point où ces employés d’été ne sont tout simplement plus disponibles. »

— Une citation de  Brad MacConnell, chef de la police de Charlottetown

La police de Charlottetown devra repenser une stratégie pour le recrutement des postes d’été, ajoute-t-il.

Le manque de recrues

Une partie de l’explication à ce problème serait une diminution du nombre d’inscriptions dans les écoles de police, selon Brad MacConnell.

À l’Académie de police de l’Atlantique, située à Summerside, ce nombre d’inscriptions est passé de 126 cadets en 2013 à 34 en 2020, selon les rapports annuels du Holland College, institution qui gère cette école.

Brad MacConnell explique que comme il y a moins de diplômés des écoles de police, les nouveaux agents ont le choix lors de leur recherche d’emploi.

Je sais que nos partenaires sont confrontés aux mêmes problèmes de recrutement de personnel, ajoute-t-il.

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L'Académie de police de l'Atlantique est située, à Summerside, Île-du-Prince-Édouard (archives).

Photo : Radio-Canada

Selon Brian Sauvé, président de la Fédération de la police nationale, un syndicat qui représente une partie des membres de la GRC, ce manque d’intérêt envers cette carrière peut être aussi observé dans d’autres corps policiers.

« Je trouve que les jeunes Canadiens ne sont pas intéressés par une carrière dans la police. »

— Une citation de  Brian Sauvé, président de la Fédération de la police nationale

Ce phénomène pourrait être expliqué en partie par l’image négative des corps policiers dans les médias, selon lui.

On ne sait toujours pas pourquoi cela arrive, mais c’est peut-être parce qu’il y a plus de critiques sur les médias sociaux, et les enquêtes indépendantes sont toujours dans les médias, explique-t-il.

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Selon Brian Sauvé, de la Fédération de la police nationale, la pandémie de COVID-19 aurait aussi retardé les efforts de recrutement à la GRC dans les deux dernières années (archives).

Photo : Fédération de la police nationale

Pour Brian Sauvé, il serait même nécessaire de lancer une campagne publicitaire pour redorer l’image des services policiers.

Je pense qu’il faut faire une campagne de recrutement vraiment focalisée sur ce qu’on peut offrir à nos candidats dans cette carrière, explique-t-il.

Brian Sauvé estime une baisse de plus de 65 % du nombre de candidats à la GRC entre 2003 et 2021. C’est presque un niveau de crise, ajoute-t-il.

La pandémie de COVID-19 aurait aussi retardé les efforts de recrutement à la GRC dans les deux dernières années, selon lui.

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Les futurs policiers de l'Académie de police de l'Atlantique apprennent notamment à manier les armes à feu (archives).

Photo : Radio-Canada

L’offre de service durant l'été

La police de Charlottetown assure que les services d’urgence ne seront pas touchés cet été, malgré le manque de personnel.

L’offre de service devrait être réorganisée afin de prioriser les appels les plus urgents, explique le chef de la police de Charlottetown, Brad MacConnell.

Porte-parole francophone pour la GRC de l’île, le caporal Hans Ouellette assure que ce corps de police arrivera à répondre aux demandes à l’île au besoin, même si la GRC doit aussi composer avec les demandes de congé cet été.

« Il y a toujours suffisamment de policiers de la GRC pour répondre aux appels prioritaires urgents et pour assurer la sécurité des agents à l’Île-du-Prince-Édouard. »

— Une citation de  Hans Ouellette, porte-parole francophone pour la GRC de l’île

Il rappelle que la GRC de l’île peut aussi faire appel aux autres provinces au besoin.

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Porte-parole francophone pour la GRC de l’île, le caporal Hans Ouellette assure que ce corps de police arrivera à répondre aux demandes cet été (archives).

Photo : Gracieuseté GRC/Ron Ward

L’épuisement professionnel

Brian Sauvé, président de la Fédération de la police nationale, lance aussi l’alerte quant à la santé mentale des policiers au travail.

Il explique que certains d’entre eux subissent un épuisement professionnel en raison de l’augmentation de la charge de travail, mais doivent toujours rester en poste.

Le travail est toujours là. Les policiers doivent travailler plus fort, et ils n’ont parfois pas de vacances, et on voit du burn-out chez nos membres, précise-t-il.

Avec des informations de Jessica Doria-Brown, de CBC

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