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Des Port-Cartois s’opposent à la recharge en gravier de la plage Rochelois

Une femme debout pose une question à un micro dans une salle avec des gens assis autour.

Les Port-Cartois étaient nombreux à avoir des questions lors de la séance publique.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Radio-Canada

Plusieurs citoyens de Port-Cartier qui ont assisté à la séance publique d'information du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) ne sont pas convaincus par le projet de stabilisation de la plage Rochelois présenté par la Ville.

La Ville de Port-Cartier cherche à protéger les infrastructures municipales situées près de la plage Rochelois avec une recharge de sable et de gravier.

La solution proposée par la Ville coûterait 7,5 millions de dollars et rendrait l'accès à la plage difficile pour les cinq années qui suivent les travaux.

La même solution avait été proposée par le ministère de la Sécurité publique en novembre 2020.

On se retrouve avec la même chose, donc pour nous, il n'y a toujours pas d'acceptabilité sociale, pas plus qu'en novembre 2020, exprime le Port-Cartois Romain Prêcheur, résident de la rue Rochelois et membre du comité citoyen de protection de la plage Rochelois.

Une plage avec des plantes qui y poussent.

La plage Rochelois fait face à un problème d'érosion.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Une cinquantaine de résidents ont participé à la séance d’information.

Actuellement, la Municipalité n’a pas de financement extérieur et doit assumer le coût des travaux. En 2020, elle avait conclu une entente avec le gouvernement du Québec pour subventionner la majeure partie des coûts de la recharge.

Toutefois, cette entente est échue depuis mars 2022. Une nouvelle entente devrait donc être conclue pour éviter que la recharge de plage ne se fasse à même les finances de la Municipalité.

Des citoyens en deuil de la plage

Au lieu d’une recharge de plage en sable et en gravier, le groupe de citoyens suggère plutôt de procéder à une recharge de gravier aux extrémités est et ouest de la plage. Dans ce scénario, ils conserveraient une bande de sable fin au milieu, afin de protéger l'accès à la plage Rochelois.

Ce scénario a été écarté au terme de l’étude d’impact sur l’environnement. Dans son rapport, la Municipalité juge que les zones de transition entre le gravier résulteraient en un déficit sédimentaire, et donc, à un recul accéléré de la crête de la plage.

L'ingénieur de la Municipalité Pierre-Charles April affirme que la Ville a écarté toutes les autres solutions de rechange après avoir étudié leurs effets potentiels, en se basant sur divers critères.

« C’est certain qu’il y a des enjeux comme l’attrait de la plage qui peuvent être un peu plus importants ou plus sensibles pour la population, mais on considère qu'à ce moment-ci on n’a plus vraiment le choix. »

— Une citation de  Pierre-Charles April, ingénieur de la Municipalité de Port-Cartier
Pierre-Charles April parle au micro devant un écran où il est écrit « Recharge de plage : mécanismes de protection » avec un graphique.

Pierre-Charles April a présenté aux citoyens la même solution qu'en 2020, soit de procéder à la recharge de la plage avec du sable et du gravier.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Des travaux nécessaires

Le problème d’érosion est bien réel à la plage Rochelois. Le 30 décembre 2016, une tempête majeure avait encore grugé du terrain à la plage Rochelois, rappelle Pierre-Charles April. La prochaine tempête pourrait endommager la route, ce qui rend les travaux urgents, insiste-t-il.

L’ingénieur espère que les travaux pourront commencer en 2023.

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

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