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Cannabis en Saskatchewan : aubaine pour les consommateurs, casse-tête pour les détaillants

Un homme tient un menu électronique dans sa boutique de cannabis à Saskatoon.

Il y a 38 boutiques de cannabis ouvertes à Saskatoon.

Photo :  (Dan Zakreski/CBC)

Radio-Canada

Le nombre croissant de boutiques de cannabis en Saskatchewan est une excellente nouvelle pour les consommateurs, mais pas pour les détaillants.

Le copropriétaire de Prairie Cannabis, Jim Southam, dit que le marché du cannabis à Saskatoon est saturé, féroce et irréaliste.

« En regardant dans d'autres magasins, j'ai vu qu'on vendait 3,5 grammes pour 20 $ ou moins, plus les taxes. Je n'ai jamais vu des prix aussi bas de toute ma vie, même sur le marché noir. »

— Une citation de  Jim Southam, copropriétaire de Prairie Cannabis, à Saskatoon

38 boutiques à Saskatoon

M. Southam est également président de la coopérative Saskatchewan Weed Pool, qui représente 40 boutiques indépendantes en Saskatchewan, et a vu l’industrie évoluer depuis la création de la coopérative en 2019.

Je pourrais vous donner une longue liste de producteurs sous licence et de chaînes de magasins de détail. Ce n'est que des pertes, trimestre après trimestre, affirme-t-il.

À l’heure actuelle, la ville de Saskatoon a le marché le plus saturé dans la province, avec 38 magasins et une demi-douzaine d'autres qui pourraient ouvrir cet été. L’année dernière, il y avait 24 magasins dans la Ville des Ponts. À Regina, il y en a 21 à l’heure actuelle.

Aucune publicité possible

Le prix et l'emplacement vont probablement rester les outils dominants dans la lutte pour la survie, selon le professeur d’économie de l’Université de Regina Jason Childs.

Les réglementations concernant l’emplacement des boutiques, l’emballage des produits et la publicité sont strictes.

[Si je suis un détaillant] je ne peux pas vraiment faire de la publicité pour ce que vivent les clients dans le magasin, je ne peux pas vous dire ce que je fais mieux que mes concurrents. Il est donc très difficile pour ces détaillants de se faire concurrence et de se constituer une clientèle qui leur permet d'être rentables, explique le professeur.

Jason Childs doute que le marché de Saskatoon soit viable avec 40 boutiques de cannabis. Il s’attend à ce que 25 % des commerces finissent par mettre la clé sous la porte.

Malheureusement, certains de ces détaillants vont probablement découvrir que cette industrie ne fonctionne vraiment pas pour eux, affirme-t-il.

M. Southam aimerait qu'il y ait un assouplissement des réglementations à tous les niveaux du gouvernement.

Honnêtement, nous avons l'impression d'essayer de créer une industrie en ayant les mains liées dans le dos, dit-il.

Bien que le cannabis soit légal au Canada, il ajoute que les magasins ne peuvent pas en faire la promotion et aller vers les gens. C'est eux qui doivent venir nous trouver, conclut M. Southam.

Avec les informations de Dan Zakreski

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