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14 000 personnes en attente d’une coloscopie en Nouvelle-Écosse

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Il faut attendre plus de neuf mois pour une coloscopie en Nouvelle-Écosse. Le temps d'attente a augmenté avec la pandémie.

Radio-Canada

Pierre Igot a appris à gérer et à endurer les douleurs abdominales et l'inconfort du syndrome du côlon irritable. Après tout, ce Néo-Écossais en souffre depuis l’adolescence.

Mais depuis novembre, il a de nouveaux symptômes qui l’ont mené à l’urgence au moins trois fois.

Puisque ce sont de nouveaux symptômes, je suis bien sûr inquiet d'avoir quelque chose de plus grave que ma maladie chronique, comme la maladie de Crohn ou même le cancer de l'intestin, admet-il.

« La seule façon de savoir ce qui se passe est de passer une coloscopie. »

— Une citation de  Pierre Igot , patient en attente d'une coloscopie

L'homme d'Annapolis Royal est l'un des 14 000 Néo-Écossais sur la liste d'attente pour une coloscopie.

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Pierre Igot chez lui à Annapolis Royal,en Nouvelle-Écosse. Il souffre du syndrome du côlon irritable et a eu recours à des soins d'urgence à trois reprises depuis novembre 2021 pour de nouveaux symptômes.

Photo : Gracieuseté : Christine Igot

Selon Santé Nouvelle-Écosse, en avril, le temps d'attente moyen pour qu'une personne consulte un spécialiste pour une recommandation était de 74 jours.

L'attente moyenne entre la référence et la procédure était de 211 jours.

Cette attente de neuf mois et demi est une augmentation d'environ six mois par rapport au temps d'attente d'avant la pandémie.

« C'est un temps d'attente très long! »

— Une citation de  Dre Gail Darling, chirurgienne

La responsable des opérations chirurgicales dans la zone centrale de la province, la Dre Gail Darling, n'est pas à l'aise avec tout le retard accumulé.

Nous savons que le temps d'attente est long. C’est un fardeau pour tout le monde, d'abord et avant tout pour les patients qui attendent. L'anxiété que ça produit est incroyable.

La chirurgienne thoracique explique qu'elle et ses collègues s'inquiètent de l'effet des longues attentes sur la maladie.

L'inquiétude est, bien sûr, qu’ un cancer potentiellement précoce et guérissable devienne incurable dans les neuf mois que vous attendez, explique-t-elle.

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La Dre Gail Darling est responsable des opérations chirurgicales dans la zone centrale de la Nouvelle-Écosse. Elle dit que le temps d'attente pour les coloscopies est préoccupant pour les patients et les médecins.

Photo : Gracieuseté : Santé Nouvelle-Écosse

La Dre Gail Darling dit que le temps d'attente a augmenté, en partie à cause de l'anxiété des Néo-Écossais à l'idée de consulter leur médecin ou de devoir se rendre à l'hôpital pendant la pandémie.

Elle constate qu’aujourd’hui les gens ont besoin d’aide pour des symptômes et des maladies plus graves.

Liste d'attente centralisée à l'étude

Ça a un effet domino sur l'hôpital qui remplit les lits de ces personnes très malades, déclare la chirurgienne.

Et ça a, à son tour, eu un impact sur les opérations. Nous n'avons jamais vraiment rien vu de tel.

Pour essayer de faciliter l'attente des coloscopies, les chirurgiens et les administrateurs discutent d'une liste d'attente centralisée.

Mais la Dre Darling dit que ça va prendre un certain temps avant que les choses s’améliorent.

Je pense que le gouvernement aimerait que la situation s'améliore en six mois ou moins, dit-elle.

Nous ne sommes pas certains de pouvoir livrer cela.

Elle recommande aux patients et leurs médecins de famille de rester en contact étroit avec leurs spécialistes et qu'ils fassent pression pour faire remonter leurs procédures dans la liste si leur état s'aggrave ou s'ils pensent que quelque chose de plus grave leur arrive.

Dans l'incertutude, Pierre Igot essaie de rester positif.

Il se peut que je n'aie rien de sérieux et je serai très heureux, songe-t-il. Mais jusqu'à ce que je le sache, je vais bien sûr être très inquiet d'avoir quelque chose de grave.

Avec les informations de Jean Laroche de CBC

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