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Médecine vétérinaire : Marie-Eve Proulx prône une alliance entre l’UQAR et La Pocatière

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Une première cohorte de 25 étudiants sera formée en médecine vétérinaire dès 2024 à Rimouski (archives).

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Alors que plusieurs élus kamouraskois poursuivent leurs représentations auprès de Québec concernant le lieu d'implantation du nouveau pavillon de médecine vétérinaire de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), la députée caquiste de Côte-du-Sud, Marie-Eve Proulx, affirme qu'« il n'a jamais été question » de construire ce pavillon à La Pocatière plutôt qu'à Rimouski.

Elle souligne que, dès le départ, le gouvernement a soutenu l'Université de Montréal et l'UQAR, qui sont partenaires dans le cadre de ce projet. L'idée d'implanter une antenne de l'UQAR à La Pocatière ne faisait pas partie des options envisagées, dit-elle.

Ç'a été décidé comme ça, parce qu'il y a des infrastructures universitaires qui sont nécessaires pour la formation de médecine vétérinaire. Il faut se dire que la médecine vétérinaire, c'est une formation qui est gérée par une association américaine pour obtenir l'agrément. C'est très complexe. Rimouski n'a d'ailleurs toujours pas l'agrément pour cette formation. Mais il reste que, par exemple, on avait besoin d'une bibliothèque universitaire, donc on n'avait pas les infrastructures à La Pocatière, explique la députée.

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La députée de Côte-du-Sud, Marie-Eve Proulx (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Une pétition soutenue par Marie-Eve Proulx?

Mais ces explications ne sont pas suffisantes, estiment plusieurs élus et acteurs socioéconomiques du Kamouraska. Ils veulent comprendre pourquoi ce projet ne voit pas le jour à La Pocatière. La Chambre de commerce de Kamouraska-L'Islet compte d'ailleurs lancer une pétition pour obtenir des réponses de Québec et pour que La Pocatière soit réellement envisagée comme ville d'accueil de ce projet d'envergure.

On demande à rencontrer le ministre Lamontagne. [...] Pourquoi La Pocatière n'a pas été considérée, compte tenu de tous ses attraits en matière d'agriculture, de formation en santé animale, de l'Institut de technologie agroalimentaire qui est ici?, se questionne sa directrice générale, Nancy Dubé.

Mme Dubé précise que son organisation a envoyé une demande officielle à Marie-Eve Proulx, jeudi, afin que la députée parraine cette pétition à l'Assemblée nationale.

Mme Proulx affirme pour sa part qu'elle n'a pas pris connaissance de la pétition pour le moment, et qu'elle ne peut pas dire si elle l'appuiera ou non. Si ça répond à un besoin, je vais le faire avec plaisir, mais je ne l'ai pas vue encore, je ne sais pas de quoi il en retourne, a-t-elle indiqué.

« Il ne reste que deux semaines à l'Assemblée nationale, donc je me pose la question : est-ce le bon geste à poser pour le milieu, pour arriver à développer l'éducation agricole dans notre région? »

— Une citation de  Marie-Eve Proulx, députée de Côte-du-Sud

La députée pense cependant que le Kamouraska doit miser sur ce qu'il a déjà, et le consolider. Plutôt que de réagir aux décisions, on peut proposer des solutions, dit-elle. Mme Proulx espère ainsi que le nouveau pavillon de médecine vétérinaire à Rimouski sera le début de nouvelles alliances entre l'Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ) de La Pocatière et l'UQAR. Je me suis assurée que l'UQAR avait une grande ouverture pour échanger pour voir ce qui pouvait être fait en ce sens, ajoute-t-elle.

Elle se dit également en voie de mettre sur pied un comité pour réfléchir à l'avenir de l'enseignement au Kamouraska. Plusieurs élus et dirigeants d'établissements d'enseignement y seront conviés, indique-t-elle.

Malgré cela, le maire de La Pocatière ne cache pas sa déception envers sa députée dans ce dossier.

On pense qu'elle aurait pu penser au milieu où elle a été élue. J'ai pas l'impression qu'elle a vu ça comme nous autres, dit Vincent Bérubé.

J'aimerais ça, être entendu. J'aimerais ça, pouvoir être capable de voir l'étude. J'aimerais ça, qu'on me démontre que Rimouski c'est la meilleure place, et non La Pocatière, dit avec virulence le maire de la Ville, Vincent Bérubé. Il déplore aussi le fait de devoir faire une demande d'accès à l'information pour pouvoir consulter l'étude réalisée sur le sujet en 2020, qui a été financée par Québec à hauteur de 630 000 $.

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La Pocatière compte plusieurs établissements reliés à la santé animale et à l'agriculture, notamment l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

On se sent vraiment devant le fait accompli d'une décision qui nous est passée au-dessus de la tête, estime de son côté Nancy Dubé.

« On veut savoir pourquoi Rimouski a été choisie, et on ne lâchera pas le morceau. »

— Une citation de  Nancy Dubé, directrice générale de la Chambre de commerce de Kamouraska-L'Islet

Quant aux rencontres sollicitées par les élus pour discuter du dossier avec le ministre de l'Agriculture, André Lamontagne, et le premier ministre, François Legault, il semble peu probable qu'elles se concrétisent. J'ai été mandatée pour tenir cette rencontre, précise Marie-Eve Proulx, qui ajoute qu'elle devrait avoir lieu prochainement.

Avec la collaboration de Sophie Martin

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