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Harcèlement criminel : l’ex-policier David Ross s’est adressé à ses victimes

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David Ross au palais de justice de Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les procédures judiciaires dans le dossier de l’ex-policier de Trois-Rivières, David Ross, tire à leur fin. L’homme qui a plaidé coupable à des accusations de harcèlement criminel envers deux ex-conjointes s’est adressé aux victimes aujourd’hui dans le cadre des observations sur la peine.

Repentant, il dit avoir pris conscience de tout le mal qu’il a pu causer aux deux femmes, mais jure qu’il est maintenant un homme nouveau, notamment en raison d'une thérapie.

« J’ai honte d’avoir agi ainsi. C’est honteux et blessant psychologiquement pour les victimes. Je prends 100% des torts »

— Une citation de  L'ex-policier, David Ross

David Ross, cumule 17 ans d'expérience à la Police de Trois-Rivières. Il s'est adressé aux victimes via une lettre qu'il avait rédigée. Au palais de justice de Montréal mercredi, l'accusé a tenté de convaincre le juge André Perreault, que cette maladie à vouloir tout contrôler, dit-il, était chose du passé et qu'il avait pris les grands moyens pour se guérir.

Dans son adresse au juge Perrault, il a aussi lu des passages de la chanson, Maudite jalousie, de Kevin Parent, mentionnant qu'elle représentait bien ce qu'il vivait au moment des faits. Je ne peux rien retirer de positif avec cette maladie-là. Je suis content de m’en être sorti. J’ai grandi et je suis fier, a-t-il ajouté.

Rappelons que les événements qui sont reprochés à l'homme de 44 ans se sont déroulés entre 2005 et 2017 en Mauricie. En plus d'exercer un contrôle et une jalousie excessive envers ses ex-conjointes, il a consulté le Centre de renseignement policier du Québec afin d'obtenir des informations sur celles-ci.

L'ex-policier a aussi fait état des conséquences sur sa vie personnelle et professionnelle estimant que la perte de son emploi de policier lui ferait perdre environ deux millions de dollars, en incluant le fonds de pension à vie. Il a d'ailleurs exprimé le souhait de retrouver, un jour, son ancien emploi. Ça serait un honneur, a-t-il ajouté. Congédié par la Ville de Trois-Rivières en 2021, il s'est finalement trouvé un emploi à titre de coordonnateur dans une usine de la Mauricie.

Questionné sur son manque d'empathie

Si David Ross a tenté de démontrer qu'il était un homme nouveau, la procureure de la Couronne Me Jennifer Morin l'a questionné sur un passage du rapport présentenciel faisant mention d'une empathie mitigée envers les victimes. Il a répondu qu'il n'avait pas conscience du mal et des conséquences de ses gestes à cette époque, mais qu'il ne voudrait pas vivre ça lui-même.

La journée de jeudi venait compléter les audiences des témoins et de l'accusé dans le cadre des représentations sur sentence dans le dossier de Ross, qui fait face à cinq chefs d'accusation. Les avocats débattront de la peine à imposer le 26 août prochain au palais de justice de Montréal.

Avec les informations de Raphaël Brouillette

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