•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les libéraux veulent que la PPO enquête au sujet d’un candidat

Chargement de l’image

Vincent Ke a été élu en 2018.

Photo : Assemblée législative de l'Ontario

Radio-Canada

Le Parti libéral de l’Ontario demande à la Police provinciale de l’Ontario (PPO) d’enquêter sur l’incorporation de 15 compagnies et associations qui ont des liens avec le candidat progressiste-conservateur Vincent Ke.

CBC a pu voir des documents qui montrent que le personnel de M. Ke et des membres de leurs familles ont créé une série de compagnies après son élection en 2018 comme député provincial de Don Valley-Nord.

Les libéraux disent qu’ils ont envoyé les documents au commissaire de la PPO.

Le chef progressiste-conservateur Doug Ford a déclaré mercredi que l’information diffusée par les libéraux était inexacte.

Des responsables du Parti progressiste-conservateur estiment qu’il n’y a pas lieu d’enquêter, parce qu’il n’y a rien de mal à créer des sociétés. La plupart d’entre elles seraient des associations culturelles sans but lucratif.

Le Parti libéral ne dit pas qu’il y a quoi que ce soit répréhensible, mais presse tout de même la PPO d’enquêter. 

Dans une lettre envoyée à la police, le directeur général du Parti libéral de l'Ontario, Ian Hall, se demande pourquoi le personnel de M. Ke aurait été impliqué dans la création de tant de sociétés à numéros après son élection.

Après avoir effectué des recherches à ce sujet, nous nous inquiétons du fait qu’il puisse potentiellement s’agir d’un cas d’abus de confiance, écrit-il dans sa lettre datée de mardi.

Un porte-parole du quartier général de la PPO a confirmé que le corps policier avait reçu la lettre et qu’il examinerait la demande.

Des responsables du Parti progressiste-conservateur ont expliqué que l’incorporation de sociétés à but non lucratif est une pratique courante dans la communauté chinoise et que le gros des compagnies en question tombe dans cette catégorie.

Le parti affirme que certaines des sociétés à numéros qui préoccupent les libéraux ont été créées pour l’achat de propriétés personnelles, sans lien politique.

CBC a aussi fait une demande d’entrevue à Vincent Ke.

Une des sociétés qui a des liens avec M. Ke, selon les libéraux, a reçu 25 000 $ du gouvernement provincial en février.

L’Association sino-canadienne d’Agincourt a reçu une subvention pour former 40 aînés pour qu’ils deviennent des bénévoles-ambassadeurs de la santé mentale .

Le Parti progressiste-conservateur affirme que M. Ke ne faisait partie de ceux qui ont accordé la subvention, que l’association ne se trouve pas dans sa circonscription et nie qu’il y ait un lien direct entre l’association et le candidat.

Selon les documents d’incorporation, le seul administrateur de l’association est John Jiancheng Huang, qui était marié à l’adjointe de M. Ke Yueyue Zhang. Le parti a déclaré que le couple s’était séparé en 2018 avant la création de l’association et avait divorcé en 2021 avant que la subvention soit accordée.

Des documents montrent que quatre autres sociétés mentionnent la directrice du bureau de Vincent Ke, Yan Liu, ou son mari, Xian Liu, comme administrateurs.

Le Parti libéral estime, dans sa lettre à la Police provinciale, que la participation du personnel de M. Ke à ces associations soulève des questions.

Il est important de s’assurer que ces personnes ne profitent pas du rôle de M. Ke en tant que membre du Parlement provincial , soutient M. Hall dans sa lettre.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !