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Ménopause : deux médicaments bio-identiques bientôt couverts par la RAMQ

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Dès jeudi, Québec va faciliter l'accès à deux hormones bio-identiques pour traiter les symptômes de la ménopause. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Dès jeudi, Québec va faciliter l'accès à deux hormones bio-identiques pour traiter les symptômes de la ménopause et de la périménopause. La Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) va maintenant rembourser l'estradiol-17B sous forme de gel topique et la progestérone micronisée, deux hormones fabriquées en laboratoires qui sont identiques aux hormones produites naturellement par les femmes. 

Elles sont utilisées pour améliorer la santé physique et psychologique des femmes, explique la docteure en biologie, chercheuse en médecine expérimentale et experte en traitement de la ménopause Sylvie Demers. 

D'abord, elles sont beaucoup plus sécuritaires, on peut faire le dosage, ce qu'on ne peut pas faire avec des hormones non bio-identiques. On peut les doser, donc on peut vraiment ajuster pour que les femmes n'aient pas d'inconfort, pour qu'on puisse profiter aussi du côté préventif de l'hormonothérapie. Donc on ajoute une efficacité, une sécurité, souligne-t-elle. 

Jusqu'à présent, seules les femmes qui présentaient des facteurs de risque ou des intolérances importantes pouvaient se faire rembourser ces deux hormones par la RAMQ. Le ministère de la Santé a éliminé ces critères pour le remboursement, ce qui facilite leur accès. Une ordonnance d’un médecin est tout de même nécessaire pour obtenir ces traitements. 

Une nécessité pour certaines femmes  

Pour Caroline Giroux, qui utilise des hormones bio-identiques depuis deux ans, cette nouvelle représente une importante victoire. Elle paie près de 100 dollars par mois pour ses hormones. 

C’est une bonne chose, parce que je pense que c'est quasiment une nécessité pour certaines femmes. Dans mon cas, c’est une nécessité, souligne-t-elle. 

J’espère que ça va faciliter l’accès, et que les médecins vont plus penser à cette option-là qui est disponible, que ça va entrer d’ans l’éventail des possibilités, car je n’ai pas l’impression présentement que c’est une grande majorité des médecins qui ont recours à ça, ajoute Martine Leroux, qui tente d’avoir accès à ces traitements.

Le ministère de la Santé a également demandé à l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux de créer un guide à l'usage des professionnels pour permettre une meilleure prise en charge de la ménopause. 

Le médecin de famille Benoit Heppell applaudit cette décision. 

Comme médecin de famille, on traite de la ménopause et on traite de tellement de choses, c'est parfois difficile de se tenir à jour sur tout, absolument tout et d’être en temps réel comme les spécialistes. C'est toujours bienvenu d’avoir plus d'outils [...] Ça peut nous aider à nous tenir à jour sur les nouveaux traitements, les nouveaux modes d'administration, de bien connaître les alternatives. Des fois l’hormonothérapie, quand les femmes ne peuvent pas l'utiliser, c'est intéressant, constate-t-il. 

Les difficultés d'accès à l'hormonothérapie ont été dénoncées à plusieurs reprises ces dernières années, notamment par Véronique Cloutier dans le documentaire Loto-Méno

En mars dernier, l'émission Enquête avait aussi mis en lumière les coûts que doivent assumer les femmes pour soulager leurs symptômes de ménopause et de périménopause.

Avec les informations de Marion Bérubé  

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