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Ottawa et Victoria bonifient l’éducation postsecondaire en français en C.-B.

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La ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, annonce l'attribution de 2,6 millions de dollars d'Ottawa pour bonifier l'éducation postsecondaire en français en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Simon Gohier

Radio-Canada

Afin de faire avancer la francophonie en Colombie-Britannique, Ottawa et Victoria vont élaborer ensemble de nouveaux programmes, cours et services en français au postsecondaire dans la province, avec un investissement commun de 4,7 millions de dollars sur trois ans.

Trois établissements postsecondaires se partageront ces fonds.

Notre gouvernement reconnaît que le Collège Éducacentre, l’Université de Victoria, et l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) sont des pôles d’enseignement majeurs et qu’ils offrent des opportunités incroyables pour les étudiants francophones du pays [...]. Mais, pour y arriver, ils doivent être en mesure de se donner les moyens de leurs ambitions, a affirmé la ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, de passage à Vancouver.

L’Université de Victoria utilisera une partie de l’argent dans la création d'un nouveau baccalauréat pour la formation d’enseignants en français et une mineure axée sur le bilinguisme, les langues, la culture et la société canadiens.

En soutenant les programmes destinés aux apprenants francophones dans leur parcours postsecondaire, nous contribuons à la croissance de la langue française dans notre province, explique de son côté Kelli Paddon, députée de Chilliwack‑Kent.

L’Université de Victoria souhaite aussi garnir sa bibliothèque d’ouvrages en français pour que ses livres soient disponibles pour la communauté.

Pénurie d’aides pédagogiques spécialisées

Le Collège Éducacentre, seul collège francophone de la Colombie-Britannique, compte quant à lui former davantage d’aides pédagogiques spécialisées en français, grâce à la création d’un certificat et d'un diplôme en français.

À mesure que le nombre d’enfants inscrits dans les écoles francophones et d’immersion française continue d’augmenter, le besoin pour les aides-enseignants augmente, dit son président, Yvon Laberge.

Il espère par ailleurs fidéliser les employés d’Éducacentre, un établissement privé, en augmentant leurs salaires, pour éviter de les perdre au profit du domaine public.

Croissance du Centre de la francophonie

À l’UBC, l’argent servira entre autres à renforcer le Centre de la Francophonie et à offrir plus de vie culturelle en français aux étudiants, avec des ateliers de théâtre, la projection de films ou l’organisation de tables rondes avec des artistes, par exemple.

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Joël Castonguay-Bélanger, directeur du département d'études françaises, hispaniques et italiennes de l'Université de la Colombie-Britannique, estime que les fonds permettront aux étudiants francophones et francophiles de goûter à la culture et à la diversité de la francophonie à travers plusieurs activités.

Photo : Radio-Canada / Simon Gohier

Selon Patrimoine canadien, le projet est financé dans le cadre de l’Entente Canada–Colombie-Britannique relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle. Ottawa y investit 2,6 millions de dollars, et la Colombie-Britannique, 2,1 millions de dollars.

Les fonds, à présent attribués, proviennent du budget fédéral de 2021, dans lequel un investissement de 121 millions de dollars sur trois ans (de 2021 à 2024) avait été prévu afin de soutenir l’éducation postsecondaire dans la langue de la minorité.

Avec des informations de Julie Landry

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