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Des organismes interpellent le ministère de l’Énergie pour protéger les eskers

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L’esker Saint-Mathieu-Berry s’écoule et forme des ruisseaux d’une eau cristalline. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Emmanuelle Latraverse

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Cinq organismes environnementaux ont envoyé une lettre au ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles dans le but de protéger les eskers en Abitibi-Témiscamingue.

Ils demandent de cesser les activités minières sur tous les titres miniers (aussi appelés claims) sur lesquels se trouvent des eskers dans la région.

L'avocat Rodrigue Turgeon, co-porte-parole de Québec meilleur mine, estime que ces titres miniers représentent un réel danger pour les eskers.

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Rodrigue Turgeon (archives)

Photo : gracieuseté Marie-Clarisse Berger

On sait que les eskers sont d’importantes sources d’eau souterraine, pour tout ce qui est des eskers aquifères, mais plus largement, l’intégralité des eskers dans la région, ce sont aussi des lieux où il y a une très grande et très riche biodiversité. À nos yeux, c'est quelque chose que l'on doit absolument protéger, souligne Rodrigue Turgeon, qui qualifie les eskers de la région de joyaux.

Selon les données de 2022, près de 60 % de la superficie des eskers est grevée entièrement ou en partie de titres miniers.

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Les eskers représentent environ 7 % du territoire de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Carte tirée de la lettre envoyée par Québec meilleure mine, Eau secours, Action boréale, Regroupement vigilance mine, et Mining watch

La directrice générale de l'organisme Eau secours, Rébecca Pétrin, précise que l’activité minière pourrait endommager les eskers.

La géomorphologie du sol est d’une certaine fragilité. Ce sont les couches d’argile dans le sol qui permettent la filtration naturelle, donc si on va jouer dans ces sols-là, on ne pourra pas garantir l’équilibre de ce milieu-là, explique-t-elle.

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La directrice générale de l'organisme Eau secours, Rébecca Pétrin

Photo : Gracieuseté : Eau secours

En Abitibi-Témiscamingue, on compte 5561 titres miniers qui couvrent partiellement ou entièrement des eskers.

Mme Pétrin affirme que de cesser toute activité minière sur les titres miniers où se trouvent des eskers permettrait d’éviter le développement de projets d’exploitation et qu'il y ait des audiences du BAPE (Bureaux d’audience publique sur l’environnement).

Si, de façon proactive, on retire les claims afin de protéger ces milieux-là, on ajoute une certaine prévisibilité aux entreprises privées, et on sait que la prévisibilité, c’est important. On statue ça, on croit que c’est un joyau que l’on doit protéger au Québec. On le protège et on n'amène pas ça au BAPE parce qu’on ne veut pas ouvrir une porte à ce qu’il y ait une industrie minière proche d’un esker, insiste-t-elle.

Les organismes environnementaux demandent aussi au ministre d'élargir la zone de protection autour des eskers.

Au-delà des risques que l’on connaît, il faut garder en tête ce principe de précaution qui devrait nous amener à avoir une approche très vigilante devant l’importance que représentent les eskers, ajoute Rodrigue Turgeon.

Les cinq organismes signataires de la lettre sont Québec meilleure mine, Action boréale, Mining Watch, le Regroupement vigilance mine et Eau secours.

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