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Cannes : un film colombien remporte le Grand Prix de la Semaine de la critique

Un homme portant des lunettes et une barbichette pose avec un palmier en arrière-plan.

Le cinéaste colombien Andrès Ramirez Pulido

Photo : afp via getty images / ALBERTO PIZZOLI

Agence France-Presse

Le Grand Prix de la Semaine de la critique, une section parallèle du Festival de Cannes dédiée aux jeunes talents, a été attribué à Andrès Ramirez Pulido pour La Jauria, qui porte sur le cercle vicieux de la violence en Colombie.

La Jauria dépeint le quotidien de jeunes séduits et séduites par la délinquance et la criminalité à qui un éducateur, Alvaro, tente de donner une seconde chance au moyen d’une thérapie de groupe dans une maison abandonnée au cœur de la forêt tropicale.

Dans l'atmosphère moite et asphyxiante de la jungle colombienne, la rééducation des jeunes ressemble plus à un emprisonnement qu'à une sortie vers l'avenir.

La figure du père

Andrès Ramirez Pulido, 32 ans, a déjà vu ses deux courts métrages sélectionnés et récompensés dans plusieurs festivals internationaux.

J'ai voulu me reposer beaucoup sur l'image, dans le langage cinématographique, pour montrer la violence, a-t-il expliqué lors d'une entrevue à Cannes.

Dans tous ses films, le réalisateur explore la figure du père : son absence ou sa présence nocive, dont les personnages souffrent en permanence.

Trois autres films primés

Une fille et une femme posent dans une station balnéaire, à Cannes.

L'actrice Zelda Samson et la réalisatrice Emmanuelle Nicot.

Photo : afp via getty images / JORDI ZAMORA

Par ailleurs, le Prix de la French Touch du Jury, une nouveauté cette année à la Semaine de la critique, a été décerné à Aftersun. Réalisé par la Britannique Charlotte Wells, ce film porte sur la relation entre une fille et son père.

Le prix de la vedette montante de la Fondation Louis Roederer a quant à lui été attribué à Zelda Samson, jeune héroïne de Dalva, de la Française Emmanuelle Nicot. À 12 ans, Alva est enlevée brusquement à son père, qui la tient sous son emprise depuis toujours.

Enfin, le prix découverte Leitz Ciné du court métrage a été octroyé à Ice Merchants, du Portugais Joao Gonzalez, un film sans dialogue.

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