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Les policiers de Calgary renoncent en partie à un écusson controversé

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La Commission de police de Calgary a demandé le retrait du symbole bleu des uniformes de police en raison de la connotation raciste qu'une partie de la population lui prête (archives).

Photo : thethinbluelinecanada.ca

Radio-Canada

L'Association des policiers de Calgary (CPA) a ordonné « à contrecœur » à ses membres de retirer l’écusson controversé de leur uniforme et de l'utiliser uniquement dans des circonstances prédéterminées.

Après plusieurs péripéties, l’affaire du retrait ou non de l'écusson controversé des uniformes des policiers à Calgary serait proche d’un dénouement.

Dans un courriel dont CBC/Radio-Canada a pris connaissance, le syndicat demande à ses membres de ne plus considérer sa recommandation initiale les exhortant à garder sur leurs uniformes l’écusson du drapeau canadien en tons de gris avec une mince ligne bleue, nommée Thin Blue Line en anglais.

Nous vous recommandons [désormais], à contrecœur, de supprimer l’insigne TBL [thin blue line] et de vous conformer à l'ordre [de la Commission], écrit dans le courriel le président de l'association des policiers de Calgary, Johnny Orr.

Ce dernier fait allusion à une décision prise en mars dernier par la Commission de police de Calgary ordonnant aux policiers de se départir du symbole en raison de la controverse qu’il suscite au sein du public.

Deux syndicats de police représentant plus de 2000 membres ont alors exprimé leur refus de se plier à cette décision.

La Commission de police de Calgary est l’organe habilité à surveiller les actions des services de police. Elle leur donne des instructions par l'intermédiaire du chef de la police, qui est nommé par elle et a comme mission de diriger les opérations quotidiennes.

Port occasionnel de l’insigne

Le syndicat, qui a qualifié le retrait de l’écusson des uniformes de la police calgarienne de pilule difficile à avaler, estime toutefois avoir remporté une victoire, soit de pouvoir autoriser les agents à arborer l’écusson à certaines occasions, par exemple lors de cérémonies destinées à se souvenir des leurs tués en service ou lorsqu'ils sont en civil.

La police calgarienne espère par ailleurs avoir ouvert la voie et que tous les services de police du Canada lui emboîteront le pas.

Rhétorique antipolice

Après avoir expliqué que la décision de se plier aux injonctions de la Commission était dictée par sa volonté d’éviter l’escalade qui aurait abouti à la suspension de patrouilleurs et aurait mis, par conséquent, la sécurité des Calgariens en danger, le syndicat de la police de Calgary s’est montré très critique à l’égard de la Commission.

Il l'accuse d’avoir attisé le feu au sujet de l’écusson et d’avoir [joué] un rôle dans le mouvement antipolice .

« Quelques membres [de la Commission] versaient régulièrement dans la rhétorique antipolice et dans la désinformation sur les réseaux sociaux. »

— Une citation de  Johnny Orr, président, CPA

L’écusson bleu sur les uniformes de police a polarisé les opinions en raison des différentes interprétations qu'on peut en faire. Alors qu’une partie de la population le compare à un symbole raciste, du fait notamment qu’il a été utilisé lors des manifestations liées à des groupes de nationalistes ou de suprémacistes blancs, la police répète qu’il s’agit d’un insigne qui rend hommage à ses agents morts dans l’exercice de leur fonction.

C'est un sentiment particulièrement intense à Calgary, où est mort le sergent Andrew Harnett. Le syndicat de la police de la ville indique par ailleurs qu’il continuera à travailler avec la Commission, notamment pour ce qui est de l’endroit où sera placé l’écusson et sa taille dans les occasions au cours desquelles il sera autorisé.

Avec les informations de Meghan Grant

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