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Une victime d’agression remet en question la transparence de la Ville d’Iqaluit

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Des documents de la Cour de justice du Nunavut obtenus par CBC montrent que le maire d’Iqaluit, Kenny Bell, a plaidé coupable à une agression contre Jillian MacIsaac, une ancienne résidente de la capitale territoriale, en 2006. Kenny Bell a obtenu une libération conditionnelle et été condamné à un an de probation.

Photo : CBC / David Gunn

Radio-Canada

Plus d’un mois après une agression impliquant le maire d’Iqaluit, Kenny Bell, dans une épicerie, une femme qui a été agressée par ce dernier lors d'une fête il y a 16 ans s’inquiète d’un manque de transparence de la Municipalité.

Le 22 avril, dans une publication sur Facebook, Kenny Bell a affirmé qu'il s’apprêtait à faire des courses lorsqu'un homme s'est approché en disant qu’il voulait se battre avec lui. Cet homme l’aurait ensuite frappé à la poitrine. Selon le maire, l'homme se serait ensuite enfui après qu’il a riposté en le frappant au visage de la main gauche.

Après avoir examiné l’affaire, le conseil municipal d’Iqaluit a conclu que le maire n’avait pas enfreint le code de conduite de la Ville lors de cet incident.

Le Règlement sur le code de déontologie des conseillers municipaux  (Nouvelle fenêtre)d’Iqaluit établit les comportements attendus des élus lorsqu’ils représentent le conseil municipal et interagissent entre eux, avec la collectivité et les employés de la Ville.

En vertu de ce code, les conseillers municipaux doivent traiter tous les membres de la collectivité avec intégrité et équité, sans offenser ni gêner les personnes ou les groupes.

Condamnation pour agression

Une ancienne résidente d’Iqaluit, Jillian MacIsaac, qui habite maintenant au Nouveau-Brunswick, affirme que l’incident lui a remémoré le jour où le maire, son ex-conjoint de l’époque, l’a agressée à Iqaluit en 2006.

Elle raconte qu’elle prenait part à un feu de camp organisé avec des amis pour la fête du Canada lorsque l’incident s’est produit. Selon elle, Kenny Bell l’a attrapée par la gorge et l’a renversée au sol après qu’elle tentait d’intervenir dans une altercation entre ce dernier et une autre personne.

À ce jour, j’ai encore une cicatrice sur la lèvre, soutient Jillian MacIsaac.

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Jillian MacIsaac, qui réside aujourd’hui au Nouveau-Brunswick, était préoccupée d’apprendre que Kenny Bell avait récemment été impliqué dans une agression à Iqaluit.

Photo : Photo fournie par Jillian MacIsaac

Des documents judiciaires, obtenus par CBC, montrent que Kenny Bell a obtenu une libération conditionnelle et été condamné à un an de probation le 15 mai 2007 après avoir plaidé coupable à une agression contre Jillian MacIsaac, le 2 juillet 2006.

Ce casier judiciaire est le seul qui figure sous le nom de Kenny Bell à la Cour de justice du Nunavut, ce qui signifie que ce dernier a répondu aux conditions de sa probation. Il a notamment dû effectuer 72 heures de service communautaire, obtenir du counselling en matière de consommation d'alcool et ne pas entrer en contact avec Jillian MacIsaac ainsi que deux autres personnes.

Le maire d’Iqaluit n’a pas souhaité commenter l’affaire et a décliné nos demandes d’entrevue.

La Cour de justice du Nunavut a pour sa part indiqué ne pas avoir en sa possession de transcription ou d'enregistrement audio du jour où Kenny Bell a plaidé coupable. Les documents judiciaires ne fournissent pas, quant à eux, de détails de l’agression.

Un manque de transparence de la Ville, selon la victime

Jillian MacIsaac croit que la récente agression impliquant le maire à Iqaluit soulève plusieurs questions. Elle craint notamment que le conseil municipal n’ait eu qu’une partie de l’histoire pour prendre position publiquement.

Dans un communiqué paru le 29 avril, l’adjoint au maire, Solomon Awa, a conclu que le code de déontologie des conseillers municipaux n’avait pas été enfreint lors de l’incident.

La Ville a décliné nos deux demandes d’entrevue, arguant que l’adjoint au maire n’avait rien de plus à ajouter. Par ailleurs, elle n’a pas clarifié de quelle façon l’examen a été entrepris et qui s’en est chargé.

Il devrait y avoir une plus grande transparence entourant ce qui s’est passé et la façon dont la décision a été prise, croit Jillian MacIsaac.

Avec les informations de Liny Lamberink

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