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Une première année concluante pour le centre de prévention des surdoses de Chicoutimi

Des seringues propres dans un bac.

Le centre de prévention des surdoses de Chicoutimi distribue notamment des seringues propres pour assurer la sécurité des usagers.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Larouche

Radio-Canada

Un an après l’ouverture d’un tout premier centre de prévention des surdoses à Saguenay, l’expérience s’avère déjà concluante. Le Service de travail de rue de Chicoutimi entame des démarches pour que cette ressource devienne permanente.

Par le passé, lorsque le printemps se pointait le bout de nez, le sol devenait jonché de seringues souillées à plusieurs endroits. Ces scènes désolantes étaient de plus en plus fréquentes. Or, l’arrivée du centre de prévention, désormais appelé La Baraque, a changé la donne.

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Le centre d'injection met l'accent sur la confidentialité pour les usagers.

Photo : Radio-Canada

Normalement, c'est notre grosse période où on reçoit des appels. Au printemps, quand la neige fond, les gens découvrent du matériel. Mais cette année, il y en a beaucoup moins, reconnaît la travailleuse de rue Roxanne Gervais, qui travaille au Service de travail de rue de Chicoutimi.

« Les deux derniers mois, on a à peu près 80 personnes qui se sont présentées. […] Les gens savent que s'ils font une surdose, il y a des intervenants qui peuvent réagir. Nous n'avons eu aucun incident dans la dernière année. Évidemment, les gens ont accès à un matériel stérile. »

— Une citation de  Roxanne Gervais, travailleuse de rue

Le Service de travail de rue de Chicoutimi souhaite maintenant conserver cette ressource dans ses locaux de façon permanente. Une consultation publique aura lieu pour permettre aux citoyens de poser des questions et de bien comprendre les défis liés à ce centre d’injection supervisée.

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La travailleuse de rue Roxanne Gervais souhaite que le centre de prévention des surdoses, appelé La Baraque, demeure de façon permanente.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Larouche

On avait un permis provincial pour répondre à un besoin au niveau des surdoses. À la suite du succès de notre première année, on est dans les démarches pour avoir un permis fédéral, qui nous permettrait d'avoir un permis permanent et de laisser le site ouvert, ajoute Mme Gervais.

Un atout pour les commerçants

Les commerçants des alentours sont à même de constater les bienfaits de l’ouverture de ce centre il y a 12 mois. Sa création a permis de régler un problème dans les rues du centre-ville.

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Charles Boudreault, le président de l'Association des centres-villes de Chicoutimi, affirme que ses membres remarquent une diminution du nombre de seringues sur le sol.

Photo : Radio-Canada

Il faut être responsable. L'association des centres-villes a effectivement appuyé l'implantation de ce site pour améliorer la situation parce qu'il y avait beaucoup de seringues un peu partout. […] On remarque une diminution de la quantité de seringues sur le territoire, mentionne le président de l’Association des centres-villes de Chicoutimi, Charles Boudreault.

Le service permet aussi de faire de l'éducation sur les différents types de drogue. Les gens peuvent aussi venir chercher les trousses de naloxone et avoir la formation pour les utiliser, indique Roxanne Gervais.

D'après le reportage d'Andréanne Larouche

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