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Blessures par balles à Kitcisakik : pas d’accusations pour les policiers

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La preuve recueillie par le Bureau des enquêtes indépendantes ne révèle aucune infraction criminelle.

Photo : Radio-Canada

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Les policiers de la Sûreté du Québec qui ont blessé un homme par balles à Kitcisakik, en août dernier, ne feront pas l’objet d’accusations.

Selon le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), la preuve recueillie par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) ne révèle aucune infraction criminelle. Le BEI avait déployé six enquêteurs sur les lieux, puis recueilli le témoignage de trois témoins civils, dont deux ambulanciers. Le dossier est maintenant fermé.

Les faits remontent à la nuit du 1er août 2021. Deux duos de patrouilleurs répondent alors à un appel d’urgence dans la communauté anishinabe de Kitcisakik. Une femme se sentait alors menacée par un proche intoxiqué. Un autre appel a indiqué que l’individu faisait maintenant du grabuge chez des voisins.

À l’arrivée des premiers policiers, Mats Wayne Gunn était agité et il a chargé les policiers en brandissant une hache. L’un des patrouilleurs était équipé d’une caméra corporelle dans le cadre d’un projet pilote. Il l’a activé dès le début de l’intervention.

D’abord immobilisé et désarmé avec l’aide d’une arme à impulsion électrique, l’homme en crise s’est finalement relevé et a chargé de nouveau les policiers qui s’approchaient de lui pour le maîtriser.

Une force jugée nécessaire

Deux agents ont alors fait feu, l’atteignant de quatre balles, mais il a tout de même réussi à lancer sa hache dans leur direction, sans les atteindre. L’homme a ensuite été appréhendé, puis conduit à un centre hospitalier où il a pu recevoir les soins requis.

Le DPCP conclut que l’intervention était légale, que les policiers lui ont d’abord ordonné à plusieurs reprises de lâcher ses armes et de se coucher au sol, qu’ils ont d’abord utilisé une arme intermédiaire et qu’ils n’ont fait feu que pour leur protection, alors que le danger était imminent. Ils ont donc utilisé la force jugée nécessaire dans les circonstances.

Aujourd’hui âgé de 34 ans, Mats Wayne Gunn a depuis été reconnu coupable de voies de fait sur des policiers. Il a été condamné à trois mois de prison en septembre dernier.

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