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Tanvir Singh n’était pas criminellement responsable de ses actes, selon les psychiatres

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Le palais de justice de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L’homme de 21 ans qui a attaqué une enfant de 10 ans dans la rue dans le quartier Pointe-aux-Trembles à la mi-mars devrait être déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux, selon le rapport des psychiatres de l’Institut Philippe-Pinel déposé mercredi au tribunal.

L’équipe de psychiatres chargée par la Cour d’évaluer l’état mental de Tanvir Singh avait réclamé un délai supplémentaire de 30 jours pour faire son travail.

Dans le rapport qu’ils ont présenté, les experts concluent que, selon eux, Singh ne pouvait pas comprendre les conséquences de ses actes ni faire la différence entre le bien et le mal le 15 mars lorsqu’il a agressé la fillette qui revenait de l’école à pied sur le boulevard du Tricentenaire.

La fillette a subi de graves blessures à la tête et un traumatisme important lors de cette sauvage agression.

Les avocates au dossier ont demandé au tribunal de reporter l’audience au 7 juin prochain afin de prendre le temps d’étudier en profondeur le rapport psychiatrique.

La Couronne doit quant à elle aviser la famille de l’enfant du contenu du rapport et des conclusions des experts.

Quant à Tanvir Singh, il demeure détenu à l’Institut Philippe-Pinel jusqu’à nouvel ordre.

Même s’il devait être déclaré non criminellement responsable de ses actes, l’accusé ne sera pas remis en liberté pour autant.

Il demeurera détenu dans un établissement de soins le temps que la Commission d’examen des troubles mentaux détermine s’il représente toujours un risque pour la sécurité du public.

S’il n’est pas jugé apte à retrouver sa liberté, Tanvir Singh devrait demeurer détenu dans un hôpital psychiatrique où son cas sera réévalué chaque année.

Même si l'accusé avait été déclaré apte à subir un procès à la mi-mars à la suite d'une première évaluation psychiatrique, le juge Pierre Labelle avait ordonné qu'il soit évalué pendant un mois dans un hôpital psychiatrique pour en savoir davantage sur son état de santé mentale étant donné la nature des faits.

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