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Des maisons occupées sans permission à Pointe-Parent

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Le village de Pointe-Parent fait partie de la municipalité de Natashquan.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Deux propriétaires de résidences de Pointe-Parent, un petit village qui fait partie de la Municipalité de Natashquan, affirment que leurs maisons sont occupées sans leur permission par des membres de la communauté innue voisine.

L’une d’elles, Alfreda Landry, affirme qu’une femme habite dans sa maison sans permission. Elle y est avec ses fils, selon Mme Landry. L'ancienne résidente de Pointe-Parent assure être toujours propriétaire de la maison.

Au dire d'Alfreda Landry, l’occupante l’aurait appelée pour lui demander la permission de rester dans sa maison, ce que Mme Landry dit avoir refusé.

Le chef de la communauté de Nutashkuan, Réal Tettaut, confirme que des maisons sont occupées par des membres de sa communauté. Selon lui, il s’agit d’une initiative de résidents qui n’a pas été autorisée par le conseil de bande. Une dizaine de résidences seraient ainsi occupées.

Selon Réal Tettaut, cette occupation de maisons à Pointe-Parent s’inscrit dans un contexte de manque criant de logements dans la communauté voisine de Nutashkuan.

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La communauté innue de Nutashkuan est voisine de Pointe-Parent.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Rencontre avec le ministre

Une rencontre a eu lieu mercredi après-midi entre le ministre des Affaires autochtones du Québec, Ian Lafrenière, le chef de Nutashkuan, Réal Tettaut, ainsi que le maire de Natashquan, Henri Wapistan, pour discuter de la situation.

Le ministère des Affaires autochtones confirme être au courant de la situation à Pointe-Parent. Au sortir de la rencontre, il a indiqué par courriel, qu'ils avaient convenu, ensemble, de passer un message clair qu’il s’agit de résidences privées, qui ne peuvent pas être occupées de cette façon. Les maisons qui ont été rachetées seront transférées à un OBNL, qui en assurera la gestion, incluant un volet touristique. Je suis aussi conscient des grands besoins en matière de logement dans la communauté de Nutashkuan. Je continue de suivre la situation de très près avec nos partenaires.

Depuis plus de 30 ans, le gouvernement envisage de fermer le village de Pointe-Parent. Il est situé à six kilomètres de Natashquan, aux abords de la rivière du même nom, et est voisin de la communauté innue de Nutashkuan.

L’été dernier, le ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, avait annoncé que le gouvernement souhaitait donner une vocation touristique au village de Pointe-Parent, incluant les quelques résidents qui font face à un programme de rachat de leur propriété.

À ce moment, le ministre Lafrenière avait assuré que les maisons de Pointe-Parent, rachetées par Québec, ne serviraient pas à l’agrandissement du territoire de la communauté innue de Nutashkuan.

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Le ministre des Affaires autochtones du Québec, Ian Lafrenière

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Cette éventualité avait été évoquée dès le début des pourparlers entourant le rachat des maisons, en raison du manque d’espace et de logements décrié par le conseil de bande de la communauté innue voisine.

Les deux propriétaires qui nous ont parlé ont affirmé que, dans leur cas, la vente de leurs maisons n’a pas été conclue et qu’ils en sont donc toujours propriétaires.

Avec les informations de Charles-Étienne Drouin

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