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Québec n’a pas reçu de demande de Saguenay pour rallumer la torchère de Laterrière

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Saguenay souhaitait construire un bioparc visant à produire du gaz naturel renouvelable près de l'ancien dépotoir municipal de Laterrière.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

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La Ville de Saguenay assure qu'elle a toujours l’intention de remettre en service la torchère de l’ancien lieu d’enfouissement sanitaire de Laterrière, d’où proviennent 70 % des gaz à effet de serre générés par les activités municipales.

Selon le président de la commission Environnement et développement durable, le conseiller municipal Jimmy Bouchard, des démarches ont été entreprises pour dénicher un promoteur désireux de réaliser le contrat pour le compte de la Ville.

Avant de procéder, Saguenay doit toutefois savoir si elle a l’obligation de procéder par appel d’offres public ou si elle peut octroyer le contrat de gré à gré. Il n’existerait que deux entreprises au Québec spécialisées dans le domaine.

En mars dernier, les membres de la commission Environnement et développement durable de Saguenay ont adopté une résolution visant à demander au gouvernement du Québec une subvention pour rallumer la torchère, éteinte depuis plusieurs années en raison du retrait de programmes de soutien gouvernementaux. Le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Lutte contre les changements climatiques (MEDDLCC) a relancé son programme de crédits en 2021.

Aucune demande reçue

Le ministère n'a toujours pas reçu de demande de la part de Saguenay, qui souhaite être considérée dans le cadre du programme de crédits compensatoires donnant droit à des subventions pour brûler du méthane et réduire l'émission de gaz à effet de serre.

La porte-parole du ministère de l'Environnement dans la région, Sophie Gauthier, a précisé que depuis la relance du programme de crédits l'an dernier, 16 projets ont été retenus au Québec.

Jimmy Bouchard indique que la Ville attend de savoir quel procédé sera choisi avant de faire une demande officielle au Ministère. Il ajoute que le projet pourrait aussi être jumelé à une production serricole. La chaleur émise par les équipements de destruction thermique visant à brûler le méthane provenant du site alimenterait les installations en énergie. Si elle choisit cette option, Saguenay devrait toutefois dénicher un promoteur.  

Biométhanisation agricole

L'an dernier, Saguenay a dû tirer un trait sur le projet d’implantation d’un complexe de biométhanisation agricole à cet endroit (bioparc), faute de consensus au sein du milieu concerné et à la table du conseil. Le projet, moussé par l’ancienne mairesse Josée Néron et par l’ex-directeur général de Promotion Saguenay, Patrick Bérubé, a soulevé l’ire de résidents de Laterrière qui habitent près de l’ancien lieu d’enfouissement sanitaire et qui n'en voulaient pas dans leur cour.

Le consortium Agriméthane Saguenay avait été ciblé comme principal client partenaire du projet de bioparc et le ministre des Ressources naturelles, Jonatan Juien, lui avait même versé une aide financière de 8 millions de dollars pour lui permettre de produire 2,9 millions de mètres cubes de gaz naturel renouvelable à partir de 2024. Selon nos informations, des membres du consortium travailleraient pour la concrétisation d’un projet semblable à celui du bioparc dans le secteur de La Baie.

Récemment, la Ville a octroyé un mandat à la firme Transfert Environnement pour mettre la table à des pourparlers entre le comité de citoyens de Laterrière et des représentants municipaux, sur fond de bon voisinage.

Avec Michel Gaudreau

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