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Le NPD accuse les libéraux de fraude et exige le retrait d’une candidate

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Le NPD juge la candidature d'Audrey Festeryga frauduleuse.

Photo : Campagne d'Audrey Festeryga

Au cours d’une conférence de presse organisée mercredi matin, Taras Natyshak, ancien député provincial NPD d’Essex, a appelé à la démission d’Audrey Festeryga, qui se présente pour les libéraux dans Chatham-Kent–Leamington.

C’est une histoire qui dure depuis plus d’une semaine déjà. Dans une déclaration publiée le 18 mai, le Nouveau Parti démocratique de l’Ontario accusait les libéraux de fraude. Des accusations réitérées par M. Natyshak.

Ils [les libéraux] ont soumis la documentation pour soutenir la candidature de Mme Festeryga en se servant de la même documentation qui avait été datée et attestée le jour d’avant, a-t-il expliqué.

« Notre équipe a confirmé de manière indépendante auprès de quatre personnes qui ont signé les formulaires originaux pour le précédent candidat libéral qu’elles n’ont signé aucun formulaire pour Mme Festeryga. La preuve de la fraude est claire. »

— Une citation de  Taras Natyshak, ancien député provincial néo-démocrate d’Essex

Le 12 mai, le Parti libéral de l’Ontario avait décidé d'exclure Alex Mazurek, leur candidat dans Chatham-Kent–Leamington, parce qu'il avait employé des mots insultants et dégradants pour les hommes gais et les femmes dans des messages sur les réseaux sociaux.

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Taras Natyshak appelle Steven Del Duca à retirer sa candidate.

Photo : CBC

Dans la foulée, le parti a choisi Audrey Festeryga pour reprendre le flambeau dans Chatham-Kent–Leamington. C’est la manière dont la candidature de cette dernière a été soumise qui est dénoncée par le NPD.

Une tempête dans un verre d'eau?

M. Natyshak a assuré que, en plus des quatre personnes qui avaient appuyé la candidature d’Alex Mazurek et qui disent n’avoir pas soutenu celle de Mme Festeryga, un représentant local d'Élections Ontario a indiqué au NPD que le 22 mai une erreur avait été commise dans l’acceptation de l’inscription de la candidature libérale.

Taras Natyshak explique que les procédés utilisés par le Parti libéral ne sont pas autorisés par Élections Ontario, insistant sur le fait que des signatures ne peuvent être transférées d’un candidat vers un autre. Raison pour laquelle il a appelé le chef libéral à agir.

Aujourd’hui, je demande à Steven Del Duca et au Parti libéral de prendre la bonne décision. Ils doivent immédiatement retirer leur candidate des listes de Chatham-Kent–Leamington, a-t-il insisté.

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Le chef libéral, Steven Del Duca

Photo : CBC/Alex Lupul

Le Parti libéral de l’Ontario n’a pas répondu aux questions de Radio-Canada sur le sujet, mais le 18 mai dernier, au cours d’un point de presse où il a été interrogé sur le sujet, le chef Steven Del Duca a dit déplorer ce qu’il a appelé des tactiques désespérées de la part du NPD et de sa cheffe Andrea Horwath.

J’ai le sentiment en ce moment qu’ils réalisent probablement ce que la plupart des Ontariens ont réalisé en regardant le débat des chefs il y a quelques jours : que seuls les libéraux ontariens, avec leur programme électoral tourné vers l'avenir, juste et entièrement chiffré [...], trouve un écho, en particulier auprès des électeurs progressistes de cette province, avait-il alors déclaré.

« Je suis déçu d’entendre que Mme Horwath et son équipe veulent continuer à nous attaquer, moi ainsi que les libéraux ontariens, plutôt que d’essayer de s’opposer à Doug Ford. »

— Une citation de  Steven Del Duca, chef libéral

M. Del Duca avait ajouté que les libéraux ontariens comptaient rester exclusivement concentrés sur les progressistes-conservateurs afin de faire du premier mandat de Doug Ford son dernier.

Quelles répercussions?

Au cours de sa conférence de presse, Taras Natyshak a expliqué que le NPD avait contacté Élections Ontario le 18 mai pour l’informer du problème. Il a demandé à l’agence de mener rapidement une enquête, considérant que la situation était pressante.

L’élection a lieu dans un peu plus d’une semaine. Des gens votent déjà par anticipation. Il n’est plus possible de repousser [l’enquête], a-t-il indiqué.

Politiquement, l’histoire pourrait n’avoir aucune conséquence. C'est du moins ce que pense Lydia Miljan, professeure de sciences politiques à l’Université de Windsor.

Pas sûr que cela ait des répercussions sur la course locale, car il s'agit d’une circonscription traditionnellement conservatrice, explique-t-elle.

Si elle juge l’histoire intéressante, elle affirme qu’en fin de compte la grande question est de savoir si Rick Nicholls [mis à la porte du caucus conservateur et candidat pour le Parti Ontario] peut garder son siège ou si le Parti progressiste-conservateur le remportera.

En réponse à une demande de Radio-Canada, une porte-parole a expliqué qu'« Élections Ontario ne commente pas les dossiers qui peuvent être liés à une plainte ou à une enquête ».

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