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Les réunions publiques de l’enquête sur le train léger d’Ottawa commencent cette semaine

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Un essai de remise en marche du train léger d'Ottawa, le 27 octobre 2021.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

Les résidents, qui souhaitent donner leurs points de vue sur les pannes et les déraillements du train léger d’Ottawa, pourront partager leurs expériences lors de deux réunions publiques organisées mercredi et jeudi soirs, au Centre Shaw, de 19 h à 21 h.

Les usagers intéressés à faire une déclaration doivent se manifester rapidement puisque la réunion prévue mercredi est déjà remplie, selon la Commission d'enquête publique qui organise les rencontres.

Nous demandons aux gens de s'inscrire pour demain [jeudi] s'ils le peuvent, a déclaré la directrice des communications, Estelle Saint-Martin. Si quelqu'un ne pouvait pas passer demain, bien sûr, nous nous organiserons pour qu’il passe ce soir [mercredi].

« L'équipe de la Commission veut entendre tout le monde. »

— Une citation de  Estelle Saint-Martin, directrice des communications, Commission d'enquête publique sur le train léger d'Ottawa

Les travaux de la Commission d’enquête débuteront le 13 juin et se poursuivront jusqu’au 8 juillet à l’Université d’Ottawa, mais avant d’entendre le témoignage des principaux témoins — c’est-à-dire ceux qui ont été impliqués dans la conception, la construction et la supervision du train léger —, les commissaires souhaitent écouter celui des usagers.

Le train léger fait partie de la vie publique à Ottawa, c'est un système important, a déclaré à CBC Kate McGrann, l’un des deux principaux avocats de la commission. 

J'encouragerais les gens à ne pas s'autocensurer. S'ils ont une expérience qui les a touchés de quelque manière que ce soit en ce qui concerne leur utilisation du train léger, nous les encourageons à se manifester.

Kate McGrann a indiqué que les résidents, qui ne peuvent pas venir en personne ou qui ne se sentent pas à l'aise pour parler en public, peuvent envoyer un courriel ou téléphoner directement à la commission. Les messages vidéo sont aussi acceptés.

Si vous avez des informations sur vos expériences, alors la commission est très intéressée à les entendre, a-t-elle réitéré. Nous pensons que c'est une partie très importante du travail de la commission.

Toute personne intéressée à partager ses commentaires avec la commission, même en dehors des deux soirées réservées cette semaine aux déclarations publiques, peut joindre l'équipe d'enquête à info@OLRTpublicinquiry.ca ou en composant le 1-833-597-1955.

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Les membres de plusieurs équipes impliquées dans l'enquête sur le déraillement du train léger survenu le dimanche 19 septembre 2021.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

La Commission a interrogé des dizaines de témoins

La Commission d’enquête publique sur le réseau de train léger sur rail d’Ottawa a officiellement été créée le 16 décembre. C’est le juge William Hourigan qui présidera les audiences.

On s'attend à ce qu'une énorme quantité d'informations soit fournie au cours des travaux. La Ville a déjà fourni plus de 500 000 documents pour l'enquête. 

La liste des témoins n'est pas encore publique. Les avocats de la commission ont toutefois déjà interrogé une douzaine de témoins pour monter leur dossier. 

Ils se sont entretenus avec de nombreuses personnes de la Ville, dont le maire Jim Watson, des représentants du Groupe de transport Rideau (GTR) ainsi que des responsables de Rideau Transit Maintenance et d’Alstom, la société française qui a construit les trains.

Le gouvernement de l'Ontario a annoncé le lancement d’une enquête publique en novembre, après que le train léger d’Ottawa eut déraillé à deux reprises et provoqué, à une occasion, la fermeture du réseau pendant plusieurs semaines.

La ministre des Transports, Caroline Mulroney, avait qualifié à l’époque les problèmes de la phase 1 d’inacceptables et de décevants.

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La ministre déléguée des transports Caroline Mulroney.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement provincial, qui est partenaire financier du projet, a besoin d’obtenir la certitude que la Ville d’Ottawa sera en mesure de mener à bien les phases restantes des travaux, avait-elle déclaré. Les usagers du transport en commun d'Ottawa méritent et attendent également cette certitude.

La commission examinera les circonstances qui ont pu causer des problèmes avec la Ligne de la Confédération et fera des recommandations pour les projets futurs afin d'éviter des problèmes similaires.

Bien que l'enquête puisse souvent ressembler à une affaire judiciaire — la commission est dirigée par un juge de la cour d'appel et les avocats des parties autorisées peuvent contre-interroger les témoins —,  il n'y aura pas de verdict de culpabilité ou de responsabilité. 

La commission ne peut non plus ordonner à qui que ce soit de verser de l'argent à quelqu'un d'autre.

Avec les informations de Joanne Chianello

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