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Tamara Lich ne retournera pas en prison, mais peut revenir à Ottawa

Quatre personnes marchent dans la rue.

Tamara Lich (au centre, avec des lunettes sur la tête), lors de la manifestation des camionneurs à Ottawa (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Poudrier

Radio-Canada

Le juge Kevin Philipps autorise Tamara Lich, l’une des organisatrices de la manifestation des camionneurs, à revenir à Ottawa.

Alors que la Couronne tentait de faire de nouveau incarcérer Mme Lich pour violation de ses conditions de libération sous caution, celle-ci a finalement obtenu gain de cause.

Non seulement elle ne retournera pas en prison, mais elle voit même les conditions de sa libération allégées afin de lui permettre de se rendre à Ottawa.

Mercredi, le juge Phillips a accepté de modifier celles-ci pour lui permettre de venir dans la capitale fédérale, à condition qu’elle n’entre pas dans le centre-ville.

Les raisons pour lesquelles Mme Lich veut se rendre à Ottawa font l'objet d'une ordonnance de non-publication judiciaire et ne peuvent être divulguées.

En revanche, la Cour a rejeté la demande de l'avocat de Mme Lich, Me Lawrence Greenspon, qui réclamait, pour sa cliente, l’autorisation de revenir sur les réseaux sociaux.

Pas de retour en prison pour Mme Lich

Lors de deux jours d’audience, la semaine dernière, le procureur de la Couronne, Moiz Karimjee, a tenté de prouver que Mme Lich ne respectait pas les règles imposées par la Cour lors de sa libération, le 7 mars dernier.

L’organisatrice de la manifestation des camionneurs, qui a paralysé le centre-ville d’Ottawa pendant trois semaines en début d’année, doit recevoir un prix de reconnaissance du Justice Center for Constitutional Freedoms, décerné en reconnaissance de son rôle de leader dans le convoi des camionneurs.

Sur le site web de l'organisme, on explique que Mme Lich a pris l'initiative d'aider à organiser une manifestation pacifique et qu'elle a souffert pour la cause de la liberté en passant 18 jours en prison injustement.

La Couronne argumentait que la réception de ce prix, qui doit lui être remis en juin, lors d’un gala, à Toronto, contrevenait aux conditions de libération de Mme Lich qui lui imposent notamment de ne pas verbalement, par écrit, financièrement ou par tout autre moyen, soutenir quoi que ce soit lié au convoi des camionneurs et de rester en dehors de l'Ontario.

Mais le juge en a décidé autrement. Il n’est pas encore clair si Mme Lich assistera ou non, en personne, au gala du Justice Center for Constitutional Freedoms.

Avec les informations de David Fraser, de CBC News

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