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Une Trifluvienne qui réside au Texas réagit à la fusillade dans une école primaire

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Le tireur a été tué par la police, ont indiqué des responsables du département texan de la sécurité publique.

Photo : Associated Press / Dario Lopez-Mills

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Au lendemain de la fusillade en milieu scolaire la plus meurtrière en une décennie aux États-Unis, une Trifluvienne qui demeure maintenant au Texas, où 19 élèves d’une école primaire et deux enseignants ont été tués par un adolescent de 18 ans, croit que les Américains doivent s’entendre sur la source du problème de ces attaques.

D’un côté, une partie de la population américaine estime que plus de restrictions doivent être imposées pour l’achat d’armes à feu. Une autre partie croit que les efforts doivent être mis sur la santé mentale des porteurs d’armes et que les écoles sont des cibles faciles puisqu’il est interdit de porter un fusil dans ces institutions.

On aimerait avoir des réponses. On aimerait s’attaquer au problème. On aimerait que chaque personne en fasse un petit bout pour finalement régler ce problème des fusillades qui est en augmentation depuis quelques années, lance Julie Lesage, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Cette dernière rappelle qu’il est de plus en plus facile d’avoir accès aux armes à feu au Texas depuis 2015. Il est notamment permis de pouvoir entrer armé dans une institution d’enseignement supérieur à condition d’être muni d’un permis.

Le Texas n’exige plus d’avoir un permis pour porter une arme sur soi depuis septembre 2021.

On a l’impression que c’est pour en fait contrer, cette augmentation des armes à feu et armer la population, pour que ce soit eux la première ligne de défense. Il y a 400 millions d’armes à feu aux États-Unis, donc ça va être très difficile même avec des lois, même si on restreint, de rapatrier toutes ces armes. Tout ce qu’on va faire, c’est que les gens honnêtes rendent leurs armes, mais on va les donner aux criminels, ajoute Julie Lesage.

« Ce qu’on demande, c’est vraiment un équilibre. On ne veut pas que seulement les personnes honnêtes, les personnes qui pourraient apporter du bien, on leur retire leurs armes. Parce que de l’autre côté, […] je ne veux pas que ce soit seulement les criminels [qui y aient accès]. »

— Une citation de  Julie Lesage, Trifluvienne qui réside au Texas

Le président américain Joe Biden s’est dit écœuré et fatigué de ce genre d’événements et a appelé à affronter le lobby des armes.

J’ai l’impression qu’on veut vraiment faire des actions qui ne vont donner absolument rien, répond Julie Lesage.

Elle mentionne que des écoles ont récemment été construites dans le but de prévenir ces fusillades, en installant des vitres pare-balles et des portes sécurisées. Des districts scolaires sont également munis d’un service de police pour répondre rapidement à ces tueries.

Peu de changements possibles, selon un expert

Ça regarde mal, laisse tomber Francis Langlois lorsque questionné sur les perspectives de resserrement de la réglementation sur le port d’armes chez nos voisins du Sud. Le spécialiste de la question des armes à feu et membre associé à l’Observatoire des États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) se base sur plusieurs éléments pour effectuer son analyse.

D’abord, certains projets de loi nécessitent l’aval des deux tiers des membres du Sénat américain pour aboutir le bureau du président dans le but d’être promulgués en loi. Mais avec une Chambre haute divisée entre les démocrates et les républicains, il est presque impossible qu’un projet de loi sur une plus grande restriction de l’accès aux armes reçoive le nombre de votes nécessaires.

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Francis Langlois (Archives)

Photo : Radio-Canada / Laurent Boursier

La Cour suprême doit aussi rendre prochainement une décision sur une loi new-yorkaise qui restreint le port d’armes dans l’État de New York. La majorité républicaine des juges du plus haut tribunal américain ne laisse pas croire à Francis Langlois que ce texte législatif sera maintenu.

« On va non seulement abroger cette loi-là, mais en plus probablement qu’on va limiter encore plus le pouvoir des États en ce qui a trait à la réglementation des armes à feu. »

— Une citation de  Francis Langlois, spécialiste de la question des armes à feu et membre associé à l’Observatoire des États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand

Au début des années 2000, seulement huit États donnaient accès aux armes à feu à tous sauf en cas d’antécédents judiciaires. Aujourd’hui, on en compte une trentaine, poursuit le spécialiste.

Il ajoute que 90 % des Américains, peu importe leur allégeance politique, souhaitent que plus de vérifications d’antécédents soient effectuées lors de l’achat d’un fusil.

La fusillade de mardi à l’école primaire Robb d'Uvalde, au Texas, est survenue à un peu plus de six mois du 10e anniversaire de la tuerie de l’école Sandy Hook, à Newtown, au Connecticut. Vingt-six personnes, dont 20 enfants de 6 et 7 ans, avaient été tués.

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