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Opposition citoyenne à un projet d’immeuble sur la rue Galt Ouest

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Une trentaine de personnes ont participé à la rencontre à l'église Saint-Esprit.

Photo : Radio-Canada / Emy Lafortune

Radio-Canada

Une trentaine de résidents du secteur entourant le 2331, rue Galt Ouest, se sont déplacés à une rencontre citoyenne quant à un projet d’immeuble locatif mercredi soir.

Les propriétaires actuels du terrain souhaitent demander un changement d’usage pour pouvoir transformer la maison unifamiliale qui s’y trouve en immeuble locatif de 35 unités, qui pourrait accueillir des étudiants en majorité, ainsi que des professionnels et des travailleurs du quartier. L’unité comprendrait des lofts de moyen à haut de gamme meublés destinés aux personnes seules ou aux couples.

L’un des propriétaires du terrain, Alexandre Meunier, a expliqué souhaiter contribuer à la revitalisation de la rue Galt Ouest en entrevue à Par ici l’info. Mon entreprise est localisée sur Galt Ouest depuis plus de 10 ans. Nous avons la volonté d'améliorer notre quartier. Nous avons plus de 80 employés qui y gravitent. La Galt Ouest a besoin d'amour. Nous avons acquis cette propriété pour revitaliser le quartier. C'est une propriété bâtie à la fin des années 1950. C’était une maison qui était en fin de vie utile, explique-t-il.

Pendant la présentation de mercredi soir, lui et son partenaire d’affaires Christian Dupuis ont souligné que des mesures étaient prévues pour éviter les dérangements dans le quartier. Leur proposition de bâtiment ne prévoit notamment pas de balcons individuels et compte 0,5 case de stationnement par logement afin de limiter l’augmentation de la circulation.

Une première présentation sur le projet avait déjà eu lieu en décembre dernier. La Ville de Sherbrooke avait alors décidé de mettre le projet sur pause le temps que les promoteurs consultent les résidents et répondent à leurs inquiétudes. La grande majorité des résidents sur place mercredi soir étaient d’ailleurs présents pour s’opposer au projet et faire valoir leurs inquiétudes.

Plusieurs d’entre eux ont indiqué que trop d’étudiants vivaient déjà dans le secteur, ce qui entraînait souvent des débordements, des problèmes de bruit, et du va-et-vient. D’autres personnes se sont aussi inquiétées de la pollution visuelle qui serait causée par un tel immeuble et son stationnement.

Des résidents de longue date ont indiqué qu'il serait préférable de construire des logements pour les personnes âgées ou pour les familles, ou des unités de logements avec des propriétaires occupants.

Un regroupement citoyen et une pétition

Devant certains problèmes de cohabitation avec les étudiants, les résidentes du secteur Caroline Roberge et Maulie Hébert ont lancé le Regroupement des citoyens pour le respect et pour une cohabitation harmonieuse dans le secteur de l’Université de Sherbrooke. Les deux femmes étaient présentes à la réunion de mercredi et ont invité les personnes présentes à signer une pétition. Cette dernière demande notamment à la municipalité d'interdire les fêtes de 16 h à 20 h sur le campus de l’Université de Sherbrooke, d’accueillir les nouveaux étudiants avec une rencontre sur le bon voisinage et d’augmenter les inspections des résidences dans le quartier ainsi que la présence policière.

J’étais contente de voir que des personnes s’étaient déplacées et que des promoteurs, si c’est le bon titre, étaient là pour prendre les avis des résidents permanents du quartier. C’était un bel échange. J’ai été très surprise à quel point tous les gens présents étaient d’accord pour dire qu’ils vivaient un manque de civisme de la part de fêtards qui sont souvent, malheureusement, pour ne pas faire de préjugés aux étudiants, mais des étudiants. Qui ne sont pas tous comme ça, c’est important de le mentionner, a indiqué Mme Hébert.

Elle pense que les propriétaires du terrain doivent retourner à la table à dessin. Le sujet principal de ce soir, c’est que les gens sont vraiment dérangés par un manque de mixité. Le quartier, qui était très résidentiel, est devenu de plus en plus étudiant. On veut que l’urbanisme au complet de Sherbrooke soit repensé. Oui, les personnes âgées pourraient amener plus de quiétude, mais aussi des familles, car on a deux écoles primaires et le Triolet, explique-t-elle. 

On aimerait beaucoup que la Ville de Sherbrooke et l’Université entendent notre appel, car le problème ne vient pas nécessairement juste de ce projet-là, mais de tous les propriétaires qui louent des maisons, des 5 à 8 qui sont organisés tous les jeudis. C’est un ensemble de partenaires qui doivent se poser des questions, ajoute-t-elle.

Alexandre Meunier, de son côté, dit avoir entendu les commentaires des citoyens. On n’est pas surpris des préoccupations des gens. Ce qu’on voulait, c’était tomber en mode solution et voir quelles alternatives pouvaient être socialement acceptables. On a quand même identifié certains éléments, indique le propriétaire du terrain.

À refaire, ce serait peut-être d’impliquer les citoyens plus tôt dans le projet. J’invite la Ville à avoir une réflexion sur le mode de fonctionnement de ce type de projet là, ajoute-t-il. 

Avec les informations d’Emy Lafortune 

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