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Un policier de Charlottetown accusé d’inconduite pendant une enquête d’alcool au volant

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La victime a allégué qu’un agent de police a utilisé un langage humiliant pendant le traitement de sa plainte.

Photo : (Shutterstock / Oleksandra Naumenko)

Radio-Canada

Une enquête de la police de Charlottetown a trouvé « des preuves claires et évidentes » d’inconduite de l’un de ses agents chargé d’enquêter dans un dossier d’allégation de conduite en état d’ébriété.

L’agent en question a démissionné pendant l’enquête, de sorte qu’aucune mesure disciplinaire n’a pu lui être imposée.

« Je réfléchis à cette affaire et je pense que le policier a manqué vraiment d’empathie et de soutien auprès de la victime. Très franchement, je ne pense pas que l’agent ait cru la victime, ce qui est très malheureux. »

— Une citation de  Le chef de police de Charlottetown, Brad MacConnell

L’enquête ne révèle pas où et quand l’incident avec le policier fautif a eu lieu, sauf que c’était dans le centre-ville de Charlottetown.

Langage humiliant

La victime a allégué qu’un agent de police n’avait pas enquêté sur sa plainte selon laquelle elle aurait été droguée dans un bar. L’agent ciblé a également été accusé d’avoir utilisé un langage humiliant.

La victime a déposé une plainte de manquement au code de conduite auprès de la commissaire de police de l’Île-du-Prince-Édouard, Cindy Wedge. Une enquête a suivi et elle a pris en compte les témoignages de la personne plaignante, de l’agent impliqué et d’autres personnes concernées.

Les policiers doivent suivre un code de conduite et traiter leurs dossiers d’une certaine manière, indique Cindy Wedge. L’allégation mentionnait que le policier impliqué n’avait pas respecté ce code.

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Le chef de la police de Charlottetown, Brad MacConnell.

Photo : Radio-Canada / Wayne Thibodeau

Le chef de police de Charlottetown, Brad MacConnell, trouve cette histoire regrettable et elle ne reflète pas l’ensemble du travail des policiers.

Il a félicité la victime d’avoir pris position et d’avoir dénoncé le comportement du policier qui avait répondu à sa plainte initiale.

Le rapport de la victime rapporte qu’elle aurait été droguée à son insu. Le dossier a ensuite été transmis à l’Unité des crimes majeurs. Aucune accusation n'a été portée.

L’occasion de faire mieux

Kinley Dowling, musicienne et défenseure des survivantes d’agression sexuelle, s’est dite heureuse de voir que la plainte concernant un manquement au code de conduite de la part du policier suit son cours.

La force policière doit saisir cette occasion pour faire mieux , espère-t-elle.

Le comportement du policier est l’une des raisons pourquoi les victimes ne se manifestent pas, note-t-elle.

Cela peut être tout aussi traumatisant si l’on ne vous prend pas au sérieux, si l’on ne vous croit pas et si l’on vous ridiculise , affirme Kinley Dowling.

D’après un reportage de Shane Ross de CBC

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