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Sécurité routière : davantage d’aménagements réclamés dans Saint-Sauveur

Une personne traverse à une intersection pendant le feu piéton.

Avec des artères importantes comme le boulevard Charest et la rue Marie-de-l’Incarnation qui traversent le quartier, la sécurité des piétons dans Saint-Sauveur est un enjeu qui revient souvent dans l'actualité.

Photo : Radio-Canada

Jérémie Camirand

Le Conseil de quartier de Saint-Sauveur réclame de nouveaux aménagements routiers dans les rues de la Basse-Ville afin d’améliorer la sécurité des piétons, notamment aux abords des écoles primaires.

L’organisme consultatif a procédé mercredi au lancement de sa campagne intitulée Dans Saint-Sauveur, la rue, ça se partage!.

L’objectif est de sensibiliser les automobilistes aux enjeux de sécurité et à la présence des autres usagers dans les rues du quartier.

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La présidente du conseil de quartier de Saint-Sauveur espère sensibiliser les automobilistes à la sécurité routière grâce à leur campagne d'affichage.

Photo : Radio-Canada / Bruno Boutin

On a des problèmes au niveau du respect, de la courtoisie, au niveau de la vitesse, les conducteurs vont vite, il y a beaucoup de comportements à risque qui sont pris autour des écoles et on voulait souligner ça, explique la présidente du Conseil de quartier de Saint-Sauveur, Myriam Nickner-Hudon.

La campagne de sensibilisation s’articule autour de panneaux d’affichage qui seront implantés dans les rues de Saint-Sauveur jusqu’au 27 juin.

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Des panneaux d'affichage seront visibles dans les rues de Saint-Sauveur jusqu'au 27 juin afin de sensibiliser les automobilistes à la sécurité routière.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe Arsenault

Pour marquer le coup, le conseil avait convié les médias à une conférence de presse devant l’école primaire Saint-Malo, située sur la rue Marie-de-l’Incarnation. C’est près de l’endroit où une voiture a roulé sur le pied d’une élève en février dernier.

Les limites de la sensibilisation

Il s’agit de la deuxième campagne du genre lancée par le Conseil de quartier de Saint-Sauveur. Myriam Nickner-Hudon reconnaît que la sensibilisation ne suffit pas à elle seule à augmenter la sécurité des piétons. De nouveaux aménagements routiers sont nécessaires, insiste-t-elle.

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En février, le Comité des citoyens-nes du quartier Saint-Sauveur avait installé ces affiches ressemblant à un panneau de signalisation qui indiquent le nombre de piétons blessés sur le boulevard Charest.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Blanchet

En fait, si tu regardes plusieurs études ou statistiques, dont [celles de] l'Institut national de santé publique du Québec, c'est beau, les campagnes de sensibilisation et la signalisation, mais s'il n'y a pas d'aménagements, de mesures coercitives, l'effet est toujours très limité dans le temps, mentionne la présidente du conseil, qui demande à la Ville de Québec d’en faire plus.

Le conseil milite entre autres pour transformer la rue Marie-de-l’Incarnation afin de la rendre plus sécuritaire pour les piétons, les cyclistes et les enfants.

À noter que la Ville de Saint-Sauveur prévoit élargir les trottoirs de la rue Lafayette en bordure de l'école Saint-Malo. Cependant, aucun changement ne devrait être apporté à la rue Marie-de-l'Incarnation.

Durcir les amendes?

Ernada Kulasic, une mère de famille rencontrée par Radio-Canada, estime que des amendes plus salées pourraient faire partie de la solution.

C’est plus de punir les gens qui ne respectent pas le code routier, de donner des punitions plus sévères. [...] Il y a des amendes de 120 $ ou 130 $, mais il y en a que ça ne dérange pas de payer, alors ils vont recommencer, fait-elle valoir.

Pour Linda Fick, mère d’une élève de sixième année, abaisser les limites de vitesse aux alentours des écoles aiderait à rendre les rues plus sécuritaires.

Je pense que c’est de penser la sécurité de façon globale et la circulation aussi parce qu’on sait que les autos doivent aller travailler aussi, mais diminuer la vitesse aux abords des écoles, ici, c’est une grande artère, oui, mais il pourrait y avoir [une limite] de 30 km/h facile, soutient Mme Fick.

Avec les informations de Louis-Philippe Arsenault 

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