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« On peut voir vos faces! » : des élèves se réjouissent de l’abandon du masque à l’école

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Alexa Dyment (à gauche) et Leah McIsacc (à droite) sont des élèves en 12e année à l'école Évangéline, à l'Île-du-Prince-Édoaurd.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

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La fin de l’obligation du port du masque dans les écoles de l’Île-du-Prince-Édouard mardi représente un soulagement pour certains et une source de préoccupation pour d’autres.

Pour l’élève en 12e année à l’école Évangéline, Alexa Dyment, la fin du port du masque dans les écoles a été marquée par l’enthousiasme de ses camarades de classe.

« C’est un peu différent, parce que quand je suis rentré à l’école, personne ne portait le masque, puis on était comme : on peut voir vos faces ! J’ai trouvé ça bien. »

— Une citation de  Alexa Dyment, élève en 12e année

Aussi élevé en 12e année à cette même école, Leah McIsaac explique qu’il a été naturel pour elle de se présenter à l’école sans masque à ce point-ci de la pandémie.

À l’île, les masques n’étaient plus obligatoires dans les magasins, donc cela n’a pas fait bizarre de venir à l’école sans le masque, dit-elle.

La directrice de l’école Évangéline, Dominique Morency, admet qu'il s’agit d’un moment d’adaptation pour le personnel.

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Les élèves et le personnel des écoles de l'île ne sont plus tenus de porter le masque depuis le 24 mai 2022.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

« Du point de vue du professionnel, c’était comme s’il manquait un outil de travail. Toutes les fois, on avait le réflexe de mettre le masque qu’on se levait, mais ce matin, je me suis dit que je n’en avais plus besoin, ça feel plus léger. »

— Une citation de  Dominique Morency, directrice de l’école Évangéline

Elle explique que voir l’entièreté du visage des élèves mardi a été une expérience assez particulière.

Il y a des enfants qui ont vieilli en deux ans qu’on n’avait pas vus leur visage à cause du masque, explique-t-elle.

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L'école Évangéline est située à Abram-Village, dans la région Évangéline, dans l'ouest de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Brad Samson, le directeur de l’administration et des services financiers à la Commission scolaire de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard, explique qu’il est normal que la fin de cette mesure sanitaire représente à la fois un soulagement et une source de préoccupation.

« La transition, comme telle, va être facile pour certaines personnes et un peu plus difficile pour d’autres. Chaque personne va vivre ça de leur façon. »

— Une citation de  Brad Samson, directeur de l’administration et des services financiers à la Commission scolaire de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard

Il explique que certaines personnes devant assister à des événements prochainement ou celles ayant des problèmes de santé ont tendance à garder le masque.

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Brad Samson est le directeur administratif et financier de la Commission scolaire de langue française de l'île. (archives)

Photo : Julien Lecacheur

Ces personnes ne sont pas tout à fait à l’aise avec le relâchement des mesures. Ces personnes peuvent continuer à prendre des précautions, et on demande aux gens de respecter la décision des autres, précise-t-il.

Une mère inquiète

La fille de Melissa Bosredon continuera à porter le masque dans l’autobus scolaire et dans les couloirs de l’école.

Une décision prise par cette mère de famille qui redoute une hausse de cas de COVID-19 dans les établissements scolaires.

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De droite à gauche, Melissa Bosredon ainsi que sa fille Ambre Fernandez et son conjoint Sylvain Fernandez.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

« Je pense que c’est une décision réfléchie, mais on se demande si cela ne va pas reprendre, s'il ne va pas avoir une autre vague, si on ne va pas l’attraper, parce que jusqu’à présent on a réussi à passer à côté. »

— Une citation de  Melissa Bosredon, mère de famille

Melissa Bosredon dit qu’elle continuera à réaliser les tests de dépistage avec sa fille au moins pour les deux prochaines semaines.

Elle souhaite s’assurer qu’une infection à la COVID-19 soit repérée rapidement.

Au moins, on peut voir ce qui se passe. Si les choses ne s’aggravent pas et si on n’a pas de problèmes en particulier, j’arrêterai après, car je sais que le test n’est pas très agréable explique cette mère de famille.

Sa fille est âgée de 5 ans et fréquente l’école française de Charlottetown.

Baisse des infections

Dans un communiqué envoyé aux médias vendredi dernier, la Dre Heather Morrison, médecin hygiéniste en chef de l’île, a justifié la levée de ces mesures sanitaires dans les écoles en soulignant le faible taux d’infection à la COVID-19 chez les enfants et les jeunes de moins de 18 ans.

Ces deux tranches d’âge ne représentent chacune qu’environ 13 % des cas signalés à l’île depuis le début de la pandémie, selon les données les plus récentes.

Seuls deux cas de COVID-19 ont été recensés par la Commission scolaire de langue française dans la dernière semaine.

Outre le port du masque, l’obligation de passer des tests de dépistage a été levée dans les écoles.

Bien que ce ne soit plus obligatoire, des masques et des tests rapides continueront à être distribués dans les écoles francophones jusqu’à la fin de l’année scolaire, le 28 juin, selon la Commission scolaire de langue française.

L'obligation du port du masque dans les écoles a été mise en place à l'île pour la première fois en septembre 2020.

Avec des informations de Julien Lecacheur

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