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Enquête Portapique : d’autres agents de la GRC doivent témoigner

Les commissaires Michael MacDonald, Leanne Fitch et Kim Stanton et le caporal de la GRC Duane Ivany lors des audiences publiques de Portapique.

Les commissaires Michael MacDonald, Leanne Fitch et Kim Stanton et le caporal de la GRC Duane Ivany lors des audiences de la Commission des pertes massives. Le travail de la commissin aura lieu cette semaine à Truro.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Un sergent d'état-major qui supervisait le centre de répartition de la GRC à Truro, en Nouvelle-Écosse, pendant les quatre dernières heures d'une fusillade, doit témoigner mercredi à l'enquête publique. Les audiences publiques ont lieu dans le comté de Colchester.

L'agent Bruce Briers a déjà témoigné à la Commission des pertes massives qu’il avait été bombardé d’informations en arrivant au travail le 19 avril 2020.

Dans les heures mouvementées qui ont suivi, il a demandé des agents supplémentaires et il a essayé de suivre ce qui se passait sur le terrain, tout en gérant et en surveillant les messages qu’il recevait par courriel, textos, téléphone ou sur la radio de la police.

Malheureusement, nous ne savions pas quelles étaient ses intentions, a-t-il partagé.

À l'aube, 13 personnes de la petite communauté le long de la baie de Cobequid avaient été assassinées, mais la police ne les avait pas toutes découvertes et n'avait pas encore réalisé que le tireur s'était échappé la nuit précédente.

Montage photo des visages de 22 personnes disposés sur quatre rangées.

Les 22 personnes tuées dans le massacre survenu les 18 et 19 avril 2020 à Portapique, Wentworth, Debert et Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Ce dimanche matin, le tireur a conduit dans sa réplique de voiture de police jusqu’à Wentworth, en Nouvelle-Écosse, où il a tué neuf autres personnes.

La police n'a pas réalisé qu'il était en mouvement jusqu'à ce qu'un deuxième groupe de gens appellent le 911.

Après son arrivée au bureau, Bruce Briers a demandé une fouille supplémentaire des véhicules liés à Berkshire Broman Corp., car il avait entendu dire que l'un des véhicules situés sur les propriétés du tireur y était immatriculé. Il s'est avéré que la réplique de la voiture de police était l'une des trois voitures enregistrées sous cette société.

Mais Bruce Briers avait besoin d'aide pour obtenir ces informations, car il n'avait pas d'accès direct à l'une des deux bases de données de la province, un problème qu'il avait déjà soulevé à plusieurs reprises dans les dernières années.

Ça n'aurait pas changé Portapique, a-t-il précisé. mais ça lui aurait permis d'avoir plus d'informations plus rapidement.

La police d'Halifax l'a aussi averti au sujet de la réplique de la voiture de police après que la sœur de Lisa Banfield, l'épouse du tireur, leur ait montré une photo.

La photo de la voiture est prise dans le noir avec les lumières allumées.

Une photographie de la réplique de la voiture de police du tireur à son entrepôt de Portapique, prise en décembre 2019. La police de Halifax a reçu cette photo de membres de la famille du conjoint du tireur tôt le 19 avril.

Photo : Gracieuseté : Commission des pertes massives

Pendant ce temps, les enquêteurs de Great Village, en Nouvelle-Écosse, interrogeaient Lisa Banfield à l'arrière d'une ambulance. Elle a partagé des détails sur la voiture et elle a mentionné que sa sœur pourrait être une cible.

Lorsque Bruce Briers s'est renseigné pour la première fois sur la voiture du tireur à 7 h 29, le sergent d'état-major Al Carroll, qui travaillait à la caserne de pompiers de Great Village, lui a dit que des agents avaient déterminé que la voiture avait été incendiée sur les lieux.

Puis juste avant 8 heures du matin, l'équipe tactique a confirmé que la voiture endommagée n'avait pas de séparateur entre les sièges avant et arrière ni de barre lumineuse et elle a transmis cette information au sergent d'état-major Jeff West, qui supervisait toute l'intervention depuis le poste de commandement de la caserne de pompiers.

En quelques minutes, Bruce Briers avait informé la police d'Halifax et la GRC avait envoyé un avis de surveillance aux services de police de la province.

Bruce Briers pense que s’il était rentré plus tôt ce dimanche-là il aurait peut-être mieux compris ce qui se passait et plus rapidement.

Je ne blâme personne, a-t-il dit. J'aurais aimé être venu un peu plus tôt pour me mettre au courant.

Il ajoute que la GRC a apporté des changements depuis la fusillade pour permettre à un deuxième gestionnaire de risques d'être appelé lors d'un événement majeur.

Un citoyen s'approche de deux agents alors que des voitures de police bloquent un chemin de gravier.

Un citoyen près d'un barrage routier mis en place par la police à Portapique, en Nouvelle-Écosse, le 19 avril 2020.

Photo : Reuters / John Morris

Bruce Briers est aussi troublé par la quantité d'informations que les proches du tireur avaient et qu’ils ont partagées seulement après le massacre.

Il a dit qu'au cours de ses trois décennies en tant que policier, il ramenait rarement une voiture marquée à la maison et il aurait pensé que les gens qui vivaient à proximité auraient remarqué, car c'était inhabituel.

Donc, si mon voisin commençait à en ramener un chez lui et qu’il n'était pas policier, je serais inquiet à ce sujet. Et malheureusement, personne n'a rien fait.

Son entretien avec les membres de la Commission a duré quatre heures. On verra si quelque chose de nouveau va émerger de sa présence aux audiences aujourd’hui.

La Commission des pertes massives se déplace à Truro cette semaine, les délibérations reviendront au Centre des Congrès d’Halifax le 1er juin.

Avec les informations de Elizabeth McMillan de CBC

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