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Consultation publique quant au projet d’agrandissement des Serres St-Élie

Des fleurs dans un pot.

Une consultation publique a eu lieu mardi quant au projet d'agrandissement des Serres St-Élie.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Une consultation publique a eu lieu mardi soir quant à l’ajout d’un usage secondaire permettant aux Serres St-Élie d'aller de l'avant avec ses projets d'agrandissement.

La demande provient du fait que le Service d’incendie de la Ville de Sherbrooke et la Régie du bâtiment sont passés aux Serres St-Élie, ont fait des vérifications sur la conformité desdites serres et il semblerait que ça ne répond plus aujourd’hui au code de construction, a expliqué l’urbaniste pour la Ville de Sherbrooke Marie Massé.

Un complexe de serres sera ainsi installé à proximité des bâtiments de l'entreprise, afin de séparer la production de la vente , a souligné la directrice générale des Serres Mélanie Grégoire. Ces nouvelles serres doivent être plus de deux fois plus spacieuses que les aménagements actuels.

Pour ce faire, un usage secondaire permettant la serriculture doit être ajouté à l’usage actuel, qui permet la vente d’articles dans un centre de jardin.

Des résidents du secteur peuvent demander la tenue d’un registre dans ce dossier entre le 22 et le 30 juin. Des demandes d’avis à la Commission municipale du Québec quant à la conformité du schéma d’aménagement pourront également être transmises du 5 juillet au 5 août 2022, a souligné la Ville. Si aucune demande n’est formulée, le règlement devrait entrer en vigueur cet été. La Serre compte d’ailleurs commencer les travaux pour son projet cet été afin de pouvoir commencer à utiliser les nouvelles installations en janvier 2023. 

Toute demande sur le processus d’adoption du règlement peut être envoyée à greffe@sherbrooke.ca (Nouvelle fenêtre)

Des enjeux environnementaux soulevés par une citoyenne 

L’agricultrice Sophie Payeur, qui était candidate pour Sherbrooke Citoyen dans Lac-Magog aux dernières élections municipales, est la seule résidente à avoir posé des questions à la rencontre de mardi. Elle a exprimé des craintes quant à l’impact environnemental de l'agrandissement.

Mme Payeur a notamment demandé pourquoi un tel projet de serres allait être chauffé au gaz naturel. Pourquoi chauffer au gaz naturel quand Hydro-Québec offre des tarifs préférentiels pour la serriculture? Pourquoi on choisit de tripler la surface de serre, de production et en 2022, choisir de les chauffer au gaz naturel, des énergies fossiles non renouvelables?, a-t-elle demandé au micro de Vivement le retour.

Le gaz naturel, parmi tous les combustibles possibles pour les serres au Québec, est encore probablement le plus économique, a expliqué le directeur de production aux serres St-Élie Marc Benoit. Il a aussi indiqué qu’en cas de panne électrique, il était techniquement impossible de produire assez d’électricité avec des génératrices pour garder les pousses en vie en hiver.

« À ma connaissance, il n’y a aucun projet de serre en Amérique du Nord, ou du moins au Québec, qui est chauffé à l’électricité pour cette superficie-là.  »

— Une citation de  Marc Benoit, directeur de production aux serres St-Élie

Mélanie Grégoire a également indiqué que l’entreprise était en cours de dépôt d’un projet en collaboration avec l’Université de Sherbrooke pour voir les autres façons qu’on peut utiliser  l’énergie au niveau serricole afin de se diriger vers d’autres formes d’énergies plus vertes. Elle s'est aussi dite très à l'écoute des préoccupations citoyennes.

On fait plus que les entendre, on les vit ces questionnements-là [...] Ce sont des serres à la fine pointe de la technologie qu’on va construire, qui vont être beaucoup moins énergivores, qui vont être beaucoup plus efficaces avec des toiles thermiques qui vont aider. À la fin, on veut être plus écoresponsables qu’on l’est présentement, souligne-t-elle.

Les serres produisent aussi actuellement à plein rendement, et vendent plus qu'elles ne produisent. Elles doivent donc acheter des produits à l'extérieur pour les revendre, fait remarquer Marc Benoit.

Présentement, on est autosuffisant à environ 20 % de notre production, on va passer à 80 %. C’est beaucoup moins de livraison et de camionnage. Le circuit court va diminuer les gaz à effet de serre, soutient-il.

Une deuxième consultation publique est prévue le 30 mai à 18 h 30 dans la salle 1118 du Centre communautaire Richard-Gingras.

Avec les informations de Titouan Bussiere et d'Emy Lafortune

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