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Des dentistes s’inquiètent des promesses électorales des partis ontariens

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L'Association dentaire de l'Ontario trouve que les remboursements offerts actuellement sont insuffisants.

Photo : Associated Press / Joel Martinez

Radio-Canada

Les dentistes ontariens demandent aux partis ontariens, s’ils forment le gouvernement, de corriger les failles des programmes dentaires actuels avant de songer à en lancer de nouveaux. Les trois principaux partis ontariens ont promis d’étendre d’une façon ou d’une autre, la couverture offerte par le gouvernement.

  • Le chef progressiste-conservateur Doug Ford promet 90 millions de dollars, en sus des soins gratuits aux personnes âgées à faible revenu que son gouvernement offrait.
  • Le chef libéral  Steven Del Duca propose une couverture que les gens qui n’ont pas d’assurance collective au travail pourraient garder quand ils changent d’employeur.
  • Le Nouveau Parti démocratique (NPD) veut implanter un programme universel de soins dentaires au coût de 680 millions de dollars.

Le Dr Charles Frank, dentiste à Windsor et président de l’Association dentaire de l’Ontario, accepte déjà les patients couverts par cinq programmes gouvernementaux. Il constate toutefois que ces programmes ne sont pas suffisamment financés et que c’est le dentiste qui doit combler la différence.

Cela explique, selon lui, pourquoi certains dentistes n’acceptent pas les patients couverts par ces programmes.

Le Dr Frank pense qu’il est essentiel que si un nouveau programme est créé, il soit adéquatement financé.

Il estime que, globalement, des dentistes ontariens perdent 150 millions de dollars par année parce que les remboursements prévus par les programmes gouvernementaux ne couvrent pas le coût des soins.

Si vous avez un jeune enfant qui se présente à la clinique, même s’il est couvert par le programme Beaux sourires Ontario qui n’est pas assez financé, il a besoin de soins, ce n’est pas sa faute à lui, raconte-t-il. Un enfant ne devrait pas avoir à souffrir.

Charles Frank affirme que le NPD n’a pas consulté l’Association dentaire ontarienne au sujet de sa proposition de programme dentaire.

Nous avons été étonnés d’entendre cette annonce, parce qu’ils ne nous en avaient pas parlé, dit-il. Il déplore le fait que la proposition ne soit pas très détaillée et croit que les dentistes auraient dû être consultés, puisqu’ils offrent le service.

L’un des objectifs du NPD est de réduire le nombre de gens qui doivent se rendre aux urgences pour un problème dentaire.

M. Frank, qui pratique aussi à l’Hôpital régional de Windsor, affirme que ces cas ne sont pas très fréquents, puisque la plupart des dentistes peuvent offrir eux-mêmes des services d’urgence ou en-dehors des heures d’ouverture.

Des données fournies par l’hôpital démontrent que les urgences dentaires, pour les adultes et les enfants, comptent pour 0,4 % des visites aux urgences lors des exercices financiers 2020 et 2021. Selon un porte-parole de l’hôpital, on parle d’environ un cas par jour.

Avec les informations de CBC

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