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Les élèves sensibilisés aux réalités autochtones à l’école La Concorde de Senneterre

Des gens sous une grande tente.

Un shaputuan, une grande tente conique à deux portes, a été érigé sur le terrain de l’école.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les quelque 175 élèves de l’école secondaire La Concorde à Senneterre sont sensibilisés cette semaine aux réalités autochtones.

Cette initiative scolaire reçoit le soutien financier du ministère de l’Éducation. Elle est réalisée en partenariat avec l’organisme Minwashin et le Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre. Le projet a été mis sur pied par Lyne Lavallée, responsable du projet autochtone dans les écoles de Senneterre.

C’est important pour nous de sensibiliser nos élèves aux réalités autochtones. Dans notre clientèle, nous avons des élèves autochtones et des élèves allochtones, donc c’est important pour le mieux vivre ensemble que tous soient conscients de la réalité de chacun, estime la directrice de l’école La Concorde, Véronique Beaudoin, qui accueille une vingtaine d’élèves autochtones.

Une femme pose devant un shaputuan.

La directrice Véronique Beaudoin, devant l'école La Concorde et le shaputuan.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Sous le shaputuan

Un shaputuan, une grande tente conique à deux portes, a été érigé sur le terrain de l’école par le Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre. L’organisme y anime des ateliers sur l’histoire, les enjeux et les savoirs autochtones présents sur le territoire de Senneterre, qui compte plus de 250 Anishinabes.

On peut aborder des sujets plus politiques, on peut parler de la Loi sur les Indiens, qui était auparavant l’Acte des sauvages. On aborde l’histoire, les mythes et réalités des Anishinabes et des Autochtones ici à Senneterre. On veut présenter cette culture qui est vraiment enrichissante, qui devrait être plus connue, affirme Frank-Olivier Dubé, coordinateur jeunesse au Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre.

Deux personnes dans une grande tente.

Frank-Olivier Dubé, coordinateur jeunesse au Centre d'entraide et d'amitié autochtone de Senneterre, et Ève Custeau-Wiscutie, organisatrice communautaire au Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, animent sous le shapituan.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le shaputuan présente aussi les robes rouges confectionnées l’automne dernier par des élèves lors d’une autre activité de sensibilisation à l’école de Senneterre. C’est un projet qui a été fait dans le cours d’anglais, où les élèves devaient faire un texte pour parler de la réalité autochtone. Les robes rouges ont été faites en arts plastiques et soulignent les femmes autochtones disparues, précise Frank-Olivier Dubé.

L’exposition NIN - I Am - Je Suis

Les élèves de La Concorde peuvent aussi visiter l’exposition NIN - I Am - Je Suis sur la langue anishinabe, qui rentre à peine de Paris. Présentée la semaine dernière à Kitcisakik, il s’agit seulement de son deuxième arrêt dans la région.

Une exposition dans un aréna.

L'exposition NIN - I Am - Je Suis de Minwashin est présentée au Centre sportif André Dubé de Senneterre.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Il y a un potentiel énorme ici à Senneterre, qu’on appelait Nottaway Zibi, parce qu’il y a une population autochtone qui est quand même importante ici. On ne venait pas souvent ici et je pense que l’occasion est plus que bonne, la réception de l’exposition, c’est juste positif, se réjouit Roger Wylde, cofondateur et vice-président de Minwashin, qui fait la promotion de la culture et de la langue anishinabes.

Selon lui, cette semaine de sensibilisation organisée par l’école La Concorde est un pas dans la bonne direction.

On est voisins et on ne se parle pas. Ça, ça permet justement d’échanger, de partager et de repartir sur une nouvelle façon de voir la culture anishinabe. Et dans ce cas-ci, ça permet d’ouvrir les horizons des étudiants au niveau scolaire et d’entrevoir dans le futur une collaboration, peut-être une façon de travailler ensemble, fait valoir Roger Wylde.

Roger Wylde devant un gros tambour.

Roger Wylde, vice-président et l'un des fondateurs de Minwashin, parle ici du tewekan et de l'importance qu'il se fasse de nouveau entendre tout comme la langue anishinabe.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Présentée au Centre sportif André Dubé de Senneterre, l’exposition est ouverte au grand public mercredi, de 9 h à 15 h 30, puis de 18 h à 20 h. L’admission est gratuite.

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