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Pénurie de logements : des mesures d’aide bien accueillies en Abitibi-Témiscamingue

Les logements à louer sont très rares à Val-d'Or.

Les logements à louer abordables sont rares en Abitibi-Témiscamingue. (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La majorité des élus municipaux des principales villes de l’Abitibi-Témiscamingue saluent le nouveau plan d’aide à la pénurie de logements, annoncé par la ministre québécoise des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, jeudi dernier.

Le plan prévoit deux millions de dollars pour que les municipalités puissent offrir de l’hébergement temporaire et de l'entreposage d’urgence des biens en prévision du 1er juillet, journée traditionnelle de déménagement au Québec.

La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, rappelle que des mesures d’aide à la pénurie de logements sont déjà en place sur le territoire, mais que le soutien du gouvernement provincial est le bienvenu.

La priorité à la Ville, c’est vraiment le bien-être de nos citoyens et citoyennes. Nous savons la problématique du logement que nous vivons présentement. Toutes les mesures sont saluées, la Ville va y participer, c’est certain, souligne-t-elle.

Diane Dallaire vue de face, en entrevue avec Radio-Canada.

Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas évident

Le maire d’Amos, Sébastien D’Astous, est d’avis que les sommes allouées par Québec ne régleront pas tout en ce qui concerne la crise du logement dans la région.

L’aide, c’est sûr que si on en a besoin, on va aller la chercher. D’aider les gens à trouver un logement lorsqu’il n’y en a pas, ce n’est pas évident. Ça ne va pas au fond des choses. Il faut vraiment développer des unités [locatives], c’est ce dont nous avons besoin, signale-t-il.

Sébastien D'Astous devant l'hôtel de ville d'Amos, souriant.

Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous (archives)

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Sébastien D’Astous note qu’il est tout de même intéressant que le plan d’aide prévoie des actions pour l’itinérance et la violence conjugale en matière de logements.

Travailler en partenariat

Le maire de Ville-Marie, Martin Lefebvre, estime qu’afin de résorber le manque de logements, les municipalités doivent pouvoir obtenir l’appui et la collaboration de partenaires du privé, dont des promoteurs de projets locatifs.

On se doit de regarder dans le milieu municipal ce qu’on est capable de développer, travailler en partenariat parfois avec des entrepreneurs, des investisseurs, précise-t-il.

Martin Lefebvre dans un parc, souriant.

Le maire de Ville-Marie, Martin Lefebvre (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

De l’argent pour les offices d’habitation

La mairesse de Val-d’Or, Céline Brindamour, désire analyser les sommes octroyées pour les offices d’habitation, un service de première ligne pour les personnes ayant de la difficulté à se loger.

Ça va être d’avoir une discussion avec notre office d’habitation et voir si elle a une liste de noms de propriétaires intéressés à recevoir des ménages en utilisant la subvention pour leur permettre de rester dans les loyers privés et pas seulement dans des logements sociaux, indique-t-elle.

Céline Brindamour après avoir annoncé qu'elle sollicitera un mandat à la mairie de Val-d'Or.

Céline Brindamour, mairesse de Val-d'Or (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

L’Office municipal d’habitation de Rouyn-Noranda compte d’ailleurs profiter de sommes du plan d’aide pour instaurer un service d’aide à la recherche de logement sur le territoire. 

La Ville de La Sarre souhaite prendre connaissance plus en détail du plan de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation avant de le commenter et partager ce qu’elle compte poser comme nouvelles actions concernant la pénurie de logements. 

Avec les informations de Boualem Hadjouti

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