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Un colloque pour préserver l’identité innue à l’école

Des conférencières s'adressent à un public dans un auditorium.

Les conférences se déroulent en alternance au Cégep de Sept-Îles et au Musée amérindien de Mashteuiatsh.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le colloque Tshakapesh, qui se déroule simultanément au Cégep de Sept-Îles et au Musée amérindien de Mashteuiatsh, a débuté mardi.

Une quinzaine de conférences et d'ateliers se succéderont durant trois jours lors de cet événement qui en est à sa 14e année.

Les conférenciers aborderont notamment les enjeux liés à la préservation de la culture et de la langue innue auprès des jeunes, ainsi que les moyens disponibles afin d'encourager la persévérance scolaire auprès des Autochtones.

L'animatrice du colloque pour les trois prochains jours, Naomi Fontaine, se considère choyée de pouvoir contribuer à la transmission des connaissances autochtones.

Naomi Fontaine pose devant une affiche de l'Institut Tshakapesh.

L'écrivaine et ancienne enseignante à l'école Manikanetish, Naomi Fontaine, est l'animatrice pour les trois jours du colloque Tshakapesh.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

C'est vraiment une mise en commun, en fait, ce colloque-là, indique l'écrivaine et ancienne enseignante à l'école secondaire Manikanetish de Uashat. Ce sont des chercheurs, des gens qui travaillent sur place, des enseignants, des parents, des étudiants qui viennent porter leur brique dans cette grande idée qu'on peut utiliser l'école comme on la conçoit aujourd'hui, comme un lieu de transmission de nos cultures.

« C'est toujours plaisant de voir les communautés innues se rassembler ensemble, dans un objectif commun : la promotion de la langue, la culture et l'histoire innue dans nos écoles. Il faut déterminer comment les rendre vivantes. »

— Une citation de  Naomi Fontaine, écrivaine et animatrice du colloque
Un public assis dans un auditorium.

Autant les enseignants que leurs étudiants, ainsi que les membres du public intéressés par les enjeux autochtones sont conviés au colloque.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Julie Dubé, conseillère d'information au centre d'études universitaires à l'UQAC, travaille spécifiquement avec les étudiants des Premières Nations pour les encourager à poursuivre leurs études jusqu'à la diplomation.

En sortant de la conférence menée par deux de ses collègues de l'UQAC et qui portait sur la sécurisation culturelle des étudiants autochtones, Mme Dubé indique s'être sentie particulièrement interpellée par les enjeux évoqués.

Je trouve ça plaisant puisque ce colloque me confirme qu'il faut y aller dans le respect, le non-jugement et créer des ponts entre les étudiants autochtones et allochtones, affirme-t-elle.

« Je veux que les étudiants puissent creuser leurs racines dans leur culture et dans ce qui est important pour eux, pour qu'ils puissent ensuite déployer leurs branches par la voie de l'éducation et tout ce qu'elle peut apporter à leur communauté. »

— Une citation de  Julie Dubé, conseillère d'information au centre d'études universitaires à l'UQAC
Julie Dubé devant un décor de tipi et de fauteils.

Julie Dubé espère se servir des concepts présentés lors des conférences du colloque pour aider les étudiants autochtones à s'épanouir dans un contexte universitaire.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

L'employée du centre universitaire au Saguenay indique être bien au fait des défis qui attendent les Autochtones, surtout dans les milieux scolaires et universitaires. Qu'on le veuille ou non, la langue innue n'est pas pareille que le français, ça demande des efforts supplémentaires au niveau des travaux et des savoirs.

C'est ce genre de colloque qui peut sauver notre culture, lance l'ancien chef de la communauté de Nutashkuan, Richard Malec. Il faut redonner à nos jeunes la fierté qui découle de l'identité innue.

L'ancien chef de Nutashkuan, Richard Malec.

L'ancien chef de Nutashkuan, Richard Malec.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Celui qui travaille maintenant à Nutashkuan au sein d'une équipe de la DPJ affirme que les décennies de lois coloniales sont presque parvenues à décimer la culture innue. Le problème présentement dans nos communautés, c'est la gouvernance. Ça nous appauvrit monétairement et psychologiquement.

Il œuvre désormais à rapatrier le plus de pouvoirs possible aux communautés autochtones du Québec, notamment ceux détenus et opérés en lien à la protection de la jeunesse. Pour lui, la tenue du colloque Tshakapesh symbolise le progrès qui s'est effectué au fil des dernières années pour parfaire le dialogue entre les Autochtones et allochtones du pays.

« On va atteindre la réconciliation dans un futur proche. J'ai confiance. »

— Une citation de  Richard Malec, ancien chef de la communauté de Nutashkuan de 2000 à 2002

Les membres du public qui souhaitent assister aux conférences et aux ateliers du colloque mercredi ou jeudi peuvent toujours s'inscrire sur le site Internet de l'Institut culturel Tshakapesh.

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