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Qualité de l’air à Rouyn-Noranda : « Ce n’est plus acceptable », estime la mairesse

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La fumée sortant d'une cheminée de la Fonderie Horne était de couleur orange le mercredi 13 avril 2022. (archives)

Photo : Radio-Canada / Joël Côté

Radio-Canada

La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, estime que la question de la qualité de l’air nécessite une intervention prioritaire du gouvernement du Québec.

Elle affirme que le conseil municipal a été troublé en apprenant les chiffres concernant notamment les taux de cancer du poumon et les pourcentages de maladie pulmonaire obstructive chronique, plus élevés à Rouyn-Noranda que dans le reste de la province.

C’est certain que ces données-là nous préoccupent grandement. Le conseil a été troublé vraiment par ces données-là. Nos demandes sont claires : on veut que ça devienne une priorité politique, que ça devienne le dossier prioritaire pour le gouvernement. On parle de qualité de l’air, c’est primordial, ça prend des résultats plus rapides, un plan en accéléré, des suivis encore plus serrés, insiste-t-elle.

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La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire.

Photo : Radio-Canada / Andrei Audet

Mme Dallaire soutient avoir eu l’occasion de faire part de ses préoccupations au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, le 12 mai dernier. Elle se dit optimiste de voir le gouvernement être proactif dans ce dossier dans les mois à venir.

On va avoir un suivi serré du dossier. La Ville joue son rôle de vigie, de pression dans ce dossier-là parce que c’est la priorité pour nous et ça doit devenir le dossier prioritaire pour le gouvernement du Québec, réitère-t-elle.

Bien que le gouvernement caquiste soit allé de l’avant avec un règlement permettant d’augmenter de cinq fois la limite quotidienne d'émissions de particules de nickel dans l'air ambiant, Diane Dallaire croit que le gouvernement ne pourra se permettre de faire la sourde oreille dans ce dossier.

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L'hôpital de Rouyn-Noranda et les cheminées de la Fonderie Horne.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

La mairesse de Rouyn-Noranda souligne que malgré les actions déjà posées par la Fonderie Horne pour améliorer la situation, une accélération de la mise en place de tous les processus est nécessaire.

« Les résultats attendus vont exiger un plan vraiment plus ambitieux. Exiger d’accélérer les travaux de tous et des suivis très très serrés parce qu’aujourd’hui, ce n’est plus acceptable. »

— Une citation de  Diane Dallaire

Le gouvernement doit mettre ses culottes

Le Comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) à Rouyn-Noranda considère pour sa part que les données de surveillance de l’état de santé de la population de Rouyn-Noranda démontrent qu'il est urgent d'agir.

Le comité réclame que des gestes concrets soient rapidement posés par la Fonderie Horne et le gouvernement du Québec afin de diminuer les émissions.

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Nicole Desgagnés, membre du comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET).

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La responsable des relations avec les médias, Nicole Desgagnés, réitère aussi la demande du groupe d'avoir davantage de stations de mesure des émissions autour de la Fonderie Horne.

On espère qu’à la prochaine attestation, il y va y avoir des exigences claires, des échéanciers pour la Fonderie, que l’État va mettre ses culottes, en bon français, et qu’il exige de la Fonderie une réduction solide de ses émissions, souhaite-t-elle.

Selon Nicole Desgagnés, il ne fait pas de doute que les émissions de la Fonderie représentent un facteur dans les taux de maladies pulmonaires observées à Rouyn-Noranda.

On le sait que le cause à effet, c’est difficile [à démontrer], mais il faudrait qu’on nous prouve qu’il y a autre chose. Actuellement, il n’y a pas d’autres sources. La santé publique a cherché et n’a pas trouvé autre chose. Il n’y a pas de radon, il n’y a pas d’autres sources et les non-fumeurs sont affectés, observe-t-elle.

Personne ne souhaite la fermeture de la Fonderie

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien affirme que les données sont choquantes et démontrent que les citoyens ne sont pas tous égaux en matière de santé au Québec.

Elle affirme avoir eu des échanges à ce sujet ce mardi avec le ministre de l'Environnement, Benoit Charette.

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La députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

La députée insiste pour qu'il n'y ait aucun compromis pour la santé des gens de Rouyn-Noranda lors de la prochaine attestation d'assainissement qui se négocie en ce moment entre le ministère de l'Environnement et la Fonderie Horne.

Il n’y a personne qui souhaite la fermeture de la Fonderie Horne et il n’y a personne qui souhaite que les gens à Rouyn-Noranda soient plus malades qu’ailleurs à cause de l’exposition à une mauvaise qualité de l’air. Je pense que dans la prochaine attestation d’assainissement, nos attentes doivent être ni plus ni moins que nous ayons la même norme que le reste du Québec. Les citoyens de Rouyn-Noranda ne sont pas des citoyens de seconde zone, insiste-t-elle.

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