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Un jeune de Hearst rêve de devenir drag queen

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Zakary lors de sa graduation à l'École secondaire catholique de Hearst.

Photo : Avec la permission de Zakary Bolduc

Radio-Canada

La popularité des émissions comme RuPaul’s Drag Race a su changer des mentalités dans des communautés plus conservatrices. Depuis que Netflix a propulsé cette téléréalité, Zakary Bolduc s’est fait accepter dans son milieu à Hearst.

Grandir à Hearst, je n’ai pas vu beaucoup de gens comme moi, dit d’emblée le jeune homme qui se démarque des autres en arborant des robes et des talons hauts. Au début, c’était vraiment nouveau et ils ne savaient pas trop pourquoi. […] ça a vraiment évolué depuis que je suis sorti du placard en huitième année.

Zakary vient de finir sa treizième année et travaille maintenant à la réception des Médias de l'épinette noire. S’il a su trouver sa voie, c’est en grande partie grâce à sa directrice d’école, Nancy Lacroix, son ange.

C’est essentiellement une mère, une protectrice pour moi.[...] C’est avec elle que j’ai été capable de m’exprimer, d’être confortable avec qui j’étais à l’école sans avoir des jugements des autres.

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Zakary Bolduc et sa directrice Nancy Lacroix dans les couloirs de l'École secondaire catholique de Hearst.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Avec le recul, Zakary constate les petits détails des choses que sa directrice a faites afin de le protéger de l’intimidation, des insultes et de mon bien mental.

La porte de Mme Nancy était toujours ouverte pour accueillir son élève qui n’avait besoin que d’une oreille attentive pour l'écouter afin qu'il puisse fleurir.

Mon intention, c’est que les jeunes se sentent bien. Je pense que c’est une culture qu’on essaie de créer au niveau du respect, de la dignité de la personne et de l’inclusivité, précise Mme Nancy. Elle ajoute que le fait que Zakary raconte son histoire va paver la voie pour les autres.

Un premier cabaret queer à Hearst

Influencé par Rupaul, Zakary rêve d’un jour participer à cette téléréalité. Il aura l'occasion d’en avoir un avant-goût les 10 et 11 juin alors qu’il va parader aux côtés de la finaliste de la première saison de Canada’s Drag Race, Scarlett Bobo.

Lui et ses amis ont mis la main à la pâte dans l’organisation de cette soirée pilotée par le Conseil des arts de Hearst. On ne peut organiser pour la communauté queer sans que ça vienne d’eux, lance Valérie Picard, directrice générale et artistique du Conseil des arts de Hearst.

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À quelques jours du cabaret, Zakary magasine une robe dans un magasin local.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Mme Picard s’est donc lancée dans une campagne de recrutement afin d’avoir une soirée à l’image des communautés LGBTQ.

Zak, je l’avais vu marcher au Tim Horton en jupe et en talons hauts. Je m’étais dit :'' wow, c’est qui, ce jeune-là? Il faut que je le connaisse ", on l’a approché.

En plus de tirer les ficelles de l’organisation, Zakary va parader avec un drag king joué par l’artiste multidisciplinaire Karianne Lachance.

Il pourra réaliser un petit rêve qu’il caresse depuis qu’il parade dans les couloirs de l’École secondaire catholique de Hearst en talon haut.

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