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Terres rares : des projets avancent en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec

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Des échantillons de métaux dits de terres rares.

Photo : Courtoisie : Samdim

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Alors que la première mine de terres rares au Canada vient de livrer ses premiers concentrés de minéraux, les projets d’exploration de terres rares se poursuivent en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec.

Géoméga poursuit ses efforts pour développer une technologie de récupération et de mise en valeur des terres rares dans le but d’exploiter son gisement Montviel, situé à 100 kilomètres au nord de Lebel-sur-Quévillon.

L’entreprise a reçu une aide financière du gouvernement du Québec de 400 000 dollars en février dernier pour poursuivre des essais hydrométallurgiques sur la propriété.

Elle développe en parallèle un projet d’usine de recyclage des terres rares, principalement dans les aimants.

Nous notre objectif, c’est vraiment de réduire l’empreinte environnementale de notre projet et faire en sorte que le projet va demeurer durable même si les prix tombent. Les terres rares, ce ne sont pas des minerais traditionnels, les prix ne sont pas transparents et ils sont  contrôlés par la Chine, explique le président de Géoméga, Kiril Mungerman.

« Les technologies qui sont utilisées traditionnellement pour extraire les terres rares sont celles utilisées en Chine, mais les coûts d’opération sont beaucoup plus faibles en Chine qu’ici, donc nos prix ne seront pas compétitifs. Ce qu’il faut faire, c’est changer les méthodes d’extraction. On a développé la technologie et on est en train de la mettre en opération à travers notre usine de recyclage de terres rares à Saint-Bruno. Avec cette technologie bien démontrée, on veut démontrer ça après avec le projet Montviel », affirme M. Mungerman.

Vers une reprise de l’exploration à Kipawa ?

Un autre projet de terres rares avait fait la manchette il y a une dizaine d’années dans le secteur de Kipawa.

L’entreprise Matamec avait alors entamé des travaux d’exploration, ce qui avait soulevé de l’inquiétude dans les communautés environnantes.

Créée en 2018, la Corporation métaux précieux du Québec s’est retrouvée avec la propriété parmi ses actifs. Elle détient 68 % de la propriété, alors qu’Investissement Québec détient 32 %.

Depuis le départ, on a toujours dit que la société ne ferait pas d’exploration dans le secteur et qu’éventuellement, on essaierait de trouver un partenaire responsable qui pourrait faire avancer le projet, explique Normand Champigny, chef de la direction à Corporation métaux précieux du Québec, en ajoutant que l’entreprise se concentre surtout sur ses projets aurifères à la Baie-James.

C’est finalement en août 2021 que Vital Metals, l’entreprise qui vient d’ouvrir sa mine de terres rares dans les Territoires du Nord-Ouest, a annoncé son intention de se porter acquéreur du gisement.

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Les bureaux administratifs du Conseil de bande de Kebaowek.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

« Nous allons maintenant élargir notre engagement avec les communautés locales de Kipawa et en particulier avec les Premières Nations de Kebaowek et de Wolf Lake pendant la phase de définition du projet au cours des neuf prochains mois, indiquait le directeur général de Vitals Metals Geoff Atkins dans un communiqué du 7 février 2022.

L’engagement de Vital est d’établir des relations et des partenariats locaux solides. Nous espérons que cet engagement pendant la phase de définition du projet nous permettra d’établir de solides relations et partenariats autochtones et communautaires à Kipawa, comme nous l’avons fait avec succès à la mine Nechalacho dans les Territoires du Nord-Ouest, poursuit le communiqué.

La transaction devrait être conclue d’ici le 30 septembre 2022.

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