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La hausse du prix du diesel inquiète les agriculteurs

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Jonathan Busiku, agriculteur de McGregor. Il attend une semaine pour commencer à labourer ses champs. Le sol est encore très humide.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Le prix du diesel pèse lourd sur les budgets des agriculteurs, quelle que soit la taille de l'exploitation.

Les dépenses du diesel pour des tracteurs et d'autres véhicules dont ils servent ont triplé.

J’utilisais plus ou moins 500 $ toute l'année. Maintenant il faut 1500 $ seulement pour le [diesel]. Pour l’essence, ça sera la même chose, explique Jonathan Busiku, agriculteur à McGregor, dans le Sud-Ouest de l'Ontario.

Jonathan Busiku se spécialise dans la culture des produits typiquement africains, notamment des haricots, des aubergines et des légumes amers.

Réduire les dépenses du diesel

Steve Bouchard est agriculteur de taille moyenne à Amherstburg. Les fonds destinés au carburant pour ses tracteurs sont épuisés.

Le prix a doublé, mais je n’ai pas le double pour mes légumes. Je dis toujours à ma famille que [le carburant] n’est plus dans mon budget, explique-t-il.

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Selon Steve Bouchard, agriculteur à Amherstburg, les politiciens n'ont pas de solutions magiques pour mettre fin à la hausse du prix du diesel.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Face à cette dure situation de trésorerie, M. Bouchard fait moins de déplacements pour économiser sur le carburant.

On coupe, on coupe! Au lieu de faire trois voyages en ville, j’en fais un, dit-il.

« Quand on va au marché, j’essaie de tout mettre dans une voiture pour sauver un petit peu parce que 30 $ à 40 $ de mazout [de diesel, NDLR], c’est l’argent que je n’ai pas »

— Une citation de  Steve Bouchard

Refiler la facture au consommateur

Jonathan Busiku pense déjà à augmenter les prix de ses produits pour ne pas travailler à perte. Il n’a toutefois pas peur de perdre sa clientèle, car tout le monde a besoin de manger, dit-il.

Le prix va augmenter comme il a déjà augmenté avant même qu’on n'ait même produit. Le marché est déjà élevé, dit-il.

« Le ventre, c'est chaque jour, de la moindre personne de la communauté jusqu’à monsieur Trudeau. Il a besoin de manger chaque jour. »

— Une citation de  Jonathan Busiku, agriculteur
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Doug Ford, chef du Parti progressiste-conservateur, de passage à Leamington pendant la campagne électorale.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Attentes des agriculteurs de la campagne électorale

En Ontario, où des élections auront lieu le 2 juin, les politiciens en campagne courtisent les agriculteurs du Sud-Ouest de la province.

Doug Ford s’est notamment arrêté à Staples, au nord de Leamington. Jonathan Busiku croit que les politiciens ne se préoccupent que des grands joueurs.

Ma demande est que ces politiciens soient en mesure de visiter les gros et les petits agriculteurs pour qu’ils aient au moins une idée générale de ce que les gens font dans ce pays pour son avancement, dit-il.

M. Bouchard reste réaliste. Les politiciens n’ont pas de solution magique, surtout sur l'enjeu du carburant.

Ils blâment la guerre, ils ont l’excuse, dit-il.

Profession menacée

Pour Agostino Amiconi, spécialisé dans la culture de pommes à Kingsville, l'avenir du secteur agricole est sombre.

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Agostino Amiconi, agriculteur de pommes à Kingsville pense que l'agriculture n'est plus un métier prometteur pour la future génération.

Photo : GABRIEL NIKUNDANA

Selon lui, la hausse des prix des engrais, des produits chimiques, le coût élevé de l'électricité et du diesel ne présagent rien de bon pour l’avenir de l’agriculture.

Je n'encourage pas mes fils à devenir fermiers parce que la vie des agriculteurs est devenue très dure, lâche-t-il.

Il recommande à ses enfants de penser à d'autres professions plus prometteuses.

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