•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’achat local s’essouffle à cause de l’inflation

Une boutique de linge vue de l'intérieur.

La boutique La Fabrik est située sur la rue Racine à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Larouche

Radio-Canada

La hausse du prix du panier d’épicerie et du carburant pousse les consommateurs à changer leurs habitudes. Les clients délaissent certains produits d'ici pour des articles moins dispendieux afin de faire des économies.

Le propriétaire de la Charcuterie de la gare, Michel Daigle a constaté cet essoufflement dans son commerce situé sur la rue Racine à Chicoutimi.

[Pendant la pandémie] au niveau des fromages, si je proposais des fromages de l'extérieur de la province, les gens disaient : ''non, on veut un produit de la région''.

Un produit comme un Nutella de luxe, ça sortait comme des petits pains chauds. Maintenant ça ramasse la poussière, renchérit-il.

Un homme se tient devant l'étal d'une sandwicherie.

Le copropriétaire de la Charcuterie de la gare, Michel Daigle, constate que l’engouement pour l’achat local s’est essoufflé dans les derniers mois.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Larouche

La priorité de plusieurs clients est de dénicher les produits les moins dispendieux.

Les gens s'informent moins à savoir si c'est local ou pas, mentionne Michel Daigle. On achète ce dont on a besoin.[...] Ça augmente dans tout. Les gens font attention et je les comprends.

Aller à l’essentiel

À la boutique La Fabrik, située dans le centre-ville de Chicoutimi, la copropriétaire Vanessa Arseneault remarque que des clients délaissent certains luxes qu'ils se payaient auparavant.

Il y a une diminution dans le montant des paniers, assure Valérie Arseneault, qui fait tout pour ne pas augmenter les prix de ses articles. Ils vont acheter dans les grandes surfaces, les Amazon de ce monde. Mais je comprends qu'en ce moment, le budget des Québécois est atteint, alors il y a des petites choses où on va aller dans des sous-catégories de qualité, qu'on va peut-être avoir juste une paire de jeans, plutôt qu'une pâle et une foncée.

Une femme pose dans sa boutique.

La copropriétaire de la boutique La Fabrik sur la rue Racine à Chicoutimi, Valérie Arseneault, remarque également que des clients délaissent certains luxes qu’ils se payaient auparavant.

Photo : Radio-Canada / Andréanne Larouche

Or, selon Valérie Arseneault, il n'y a pas que l'inflation qui explique ce changement de comportement. Elle constate également qu'il y a moins de campagnes visant à faire la promotion de l'achat local.

Le gouvernement avait beaucoup de messages qui disaient d'acheter local. Les gens avaient un plus grand sentiment de fidélité pendant cette période-là, parce qu'on était tous à risque de fermer. Alors on sentait le sentiment d'urgence d'aider les entreprises d'ici. Mais le défi postpandémie, avec la pénurie de main-d'œuvre, est pratiquement plus difficile.

Toujours promouvoir l’achat local

Les Chambres de commerce du Saguenay-Lac-Saint-Jean aimeraient reproduire des campagnes promotionnelles telles que Mes achats à quelques pas.

Sandra Rossignol tenant un mémoire.

La directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord, Sandra Rossignol.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

L'achat local est une éducation constante auprès de la population. On ne peut pas faire une campagne juste une fois par année. Parce que c'est tellement facile d'aller cliquer et acheter sur des sites internationaux, indique la directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord, Sandra Rossignol.

Selon un reportage d'Andréanne Larouche

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !