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Tempête : « J’ai travaillé toute la fin de semaine », soutient France Bélisle

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La mairesse France Bélisle a défendu mardi sa gestion de la tempête (archives).

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

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De retour à l’hôtel de ville, après avoir passé la majeure partie de la longue fin de semaine à son chalet, la mairesse de Gatineau France Bélisle s’est de nouveau défendue, mardi, d’avoir été absente de la scène publique après que de violents orages ont laissé des milliers de résidents sans électricité pendant plusieurs jours.

J’ai travaillé toute la fin de semaine, a-t-elle déclaré au cours d’un point de presse organisé à l’heure du midi.

« Ce n’est pas parce que la mairesse est à son chalet et qu’elle est assise sur son divan, qu’elle ne joue pas son rôle de mairesse. »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

France Bélisle a soutenu que son premier réflexe, après la tempête, a été de retourner en ville, mais que c’était impossible, puisque tous les chemins étaient encombrés par des débris.

C’était sûrement la meilleure chose que je reste là-bas, parce que j’avais de l’électricité, alors que dans mon domicile en ville je n’en avais pas. Ça m’a permis d’être active, a-t-elle déclaré.

Son rôle de mairesse, a-t-elle tenu à préciser, est de s’assurer que la Ville de Gatineau déploie toutes les ressources nécessaires sur le terrain pour venir en aide aux citoyens. À ce chapitre, elle dit avoir été à la hauteur, même à distance.

Si on a besoin de moi pour accorder des autorisations, il faut que je sois disponible pour les accorder. Et c’est ce que j’ai fait, a-t-elle laissé tomber, statistiques à l’appui.

France Bélisle a indiqué que le centre 311 a reçu un nombre important d’appels pour des arbres tombés sur des propriétés publiques (112 requêtes) et des propriétés privées (112 requêtes), pour des feux de circulation déficients et des panneaux de signalisation endommagés.

Le Service des travaux publics a répondu à plusieurs demandes pour libérer des voies de circulation et des parcs, dit-elle. 

La tempête à Gatineau en quelques chiffres :

  • 300 appels reçus au Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) « au plus fort de la tempête »;
  • 1300 appels au centre d’urgence 311 entre 15 h et minuit;
  • 180 déplacements de policiers;
  • 224 déplacements des agents du Service d’incendie.

La mairesse a profité de son point de presse pour annoncer qu’un nouveau centre d’urgence a ouvert ses portes dans le secteur Buckingham, mardi, à 13 h. Le Centre aquatique Lucien-Houle (580-A, rue Maclaren E.) permettra aux citoyens de prendre une douche et de recharger leurs dispositifs électroniques.

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Une employée d'Hydro-Québec tente de rétablir le courant à la suite de la récente tempête à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Une gestion efficace?

Jusqu’à ce jour, 4386 clients d’Hydro-Québec sur le territoire de Gatineau sont toujours privés d’électricité. En Outaouais, plus de 25 000 citoyens demeurent dans le noir.

Plusieurs résidents ont reproché à la mairesse de ne pas avoir été présente sur le terrain et d’avoir privilégié des communications par l'intermédiaire de son compte Twitter.

À l’heure où les citoyens n’ont pas accès à des [appareils] électroniques, les réseaux sociaux demeurent une prise de parole pertinente, a-t-elle argué.

« Pour n’importe qui en situation d’urgence, ce n’est jamais suffisant, et ça, je le comprends très bien. »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

France Bélisle croit que sa gestion de la situation a été adéquate et estime que la Ville a été capable de fournir tous les services de base à ses citoyens, malgré les pannes d'électricité et les dégâts causés par la tempête.

Elle a tenu à rappeler que son administration s’occupe en même temps de pannes de courant et d’un réservoir qui déborde, faisant ainsi allusion aux inondations qui menacent la municipalité. Ça n’excuse et [ça ne] justifie rien, mais ça explique un certain nombre de choses, a-t-elle dit.

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En Outaouais, dans le secteur de Hull, un arbre déraciné a modifié considérablement le paysage de cette cour arrière.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

Bientôt un bilan

France Bélisle promet de faire le bilan afin d'évaluer la réponse de la Ville à la suite de la tempête.

Pour l'heure, elle semble avoir l'appui des quelques élus interrogés par Radio-Canada. Le conseiller du district d'Aylmer, Steven Boivin, croit que la Ville a réagi de la meilleure manière possible. Moi, j'ai joué mon rôle d'élu. J'ai pu répondre à mes citoyens. Le rôle de la Ville, on pourra l'évaluer en temps et lieu, a-t-il déclaré.

« Est-ce qu'on aurait pu faire mieux? Peut-être. »

— Une citation de  Steven Boivin, conseiller du district d'Aylmer

Le conseiller du district du Manoir-des-Trembles—Val-Tétreau, Jocelyn Blondin, soutient que la Ville s'est ajustée assez rapidement. M. Blondin voit difficilement comment elle aurait pu faire mieux dans les circonstances.

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