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Primaires américaines : l’attention, dont celle de Trump, se porte vers la Georgie

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La Georgie fait partie des quatre États qui tiennent des primaires mardi.

Photo : Reuters / ALYSSA POINTER

Quatre États tiennent aujourd'hui des élections primaires démocrates et républicaines, mais c'est sans contredit la Georgie qui sera le centre d'attention : l'ex-président Donald Trump tente d'y prendre sa revanche contre les républicains qui ont refusé d'invalider la victoire de Joe Biden en 2020.

Depuis le début du cycle électoral, l'ex-locataire de la Maison-Blanche a donné son appui à plusieurs candidats – certains ayant déjà remporté leur pari, d'autres non –, mais peu de luttes lui semblent aussi personnelles que celles qui se jouent ce soir dans cet État du sud des États-Unis. Ces primaires républicaines constituent son plus grand test électoral de la saison jusqu'ici.

Misant sur l'ex-sénateur défait David Perdue, qu'il a exhorté à se lancer dans la course, Donald Trump se bat entre autres par procuration contre le gouverneur Brian Kemp, qu'il a déjà soutenu.

M. Perdue a placé au centre de sa campagne la défaite républicaine de 2020 en Georgie, imputée à tort à une vaste fraude électorale sur laquelle il insiste.

Un récent sondage de Fox News accorde 60 % des intentions de vote au gouverneur sortant, contre 28 % seulement pour David Perdue (qui avait perdu son siège de sénateur en 2020), les autres candidats fermant la marche loin derrière.

L'ex-président soutient en outre Jody Hice, qui brigue le siège du secrétaire d'État Brad Raffensperger, désormais perçu comme un ennemi personnel. L'issue du vote pour désigner celui qui sera en novembre prochain le candidat républicain à un poste névralgique, qui confère à son titulaire la responsabilité des élections, est plus incertaine.

La lutte fait l'objet de moins d'enquêtes d'opinions, mais un sondage mené le mois dernier pour The Atlanta Journal - Constitution mettait les deux principaux candidats au coude-à-coude, avec plus d'un tiers d'indécis.

L'ancien vice-président Mike Pence s'est rendu en Georgie lundi pour donner son appui à Brian Kemp, un élu aux politiques conservatrices. L'ancien bras droit de Donald Trump a fait valoir que le gouverneur sortant a déjà battu la démocrate Stacey Abrams, qui vogue de son côté vers une victoire assurée ce soir dans le camp démocrate.

Mme Abrams, qui avait livré une lutte très serrée à son rival républicain en 2018 et espère prendre sa revanche six ans plus tard, est la seule candidate de la formation.

L'État tient d'autres primaires, dont celle pour le siège de sénateur. L'ancienne étoile de football Herschel Walker, qui jouit de l'imprimatur de Donald Trump, est en bonne position pour remporter les honneurs chez les républicains, malgré des allégations de violence conjugale. Il tentera de ramener l'État dans le giron républicain.

Chez les démocrates, le sénateur sortant Raphael Warnock, élu de justesse à la faveur d'une élection spéciale en 2020, devrait facilement battre sa rivale Tamara Johnson-Shealey.

Deux scrutins de 2022 dans le rétroviseur de 2020

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Le secrétaire d'État de la Georgie, Brad Raffensperger, avait réfuté le « grand mensonge » électoral qu'invoquait Donald Trump, assurant que les données ne lui donnaient pas raison.

Photo : Reuters / Elijah Nouvelage

Les deux républicains que Donald Trump veut voir défaits en Georgie avaient refusé d'intervenir pour invalider la victoire de Joe Biden dans cet État, où s'était déployée une saga politico-judiciaire.

Après le dépouillement initial, en novembre 2020, deux recomptages avaient confirmé la victoire de Joe Biden en Georgie qui n'avait pas voté pour un candidat démocrate à la présidentielle en près de 30 ans. Les contestations judiciaires du camp Trump avaient en outre été rejetées.

Brad Raffensperger avait acquis une renommée nationale en tenant tête à Donald Trump. En janvier 2021, le Washington Post avait diffusé des extraits d'une discussion téléphonique au cours de laquelle Donald Trump lui demandait de « trouver 11 780 votes » pour lui donner la victoire en Georgie, qu'il assurait sans preuve avoir gagnée.

La Georgie, un ancien bastion républicain qui semble devenir un État pivot, s'annonce cruciale tant pour le contrôle du Sénat, dans la foulée des élections de mi-mandat, que pour la présidentielle de 2024.

Ce sont les deux sièges de sénateurs de la Georgie, remportés à l'arraché par les démocrates, qui avaient redonné au parti le contrôle du Sénat en janvier 2021.

D'autres primaires sur le radar

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La républicaine Sarah Huckabee Sanders a notamment été porte-parole de la Maison-Blanche.

Photo : Reuters / Jonathan Ernst

L'Alabama, le Texas et l'Arkansas tiennent aussi plusieurs primaires, pour lesquelles concourent certaines personnalités politiques.

Le représentant Mo Brooks, qui était l'un des plus ardents partisans de M. Trump, brigue désormais un siège de sénateur de l'Alabama. Lors du rassemblement qui a précédé l'émeute au Capitole, en janvier 2021, il avait exhorté la foule à commencer à faire tomber des gens et à botter des culs.

Après avoir initialement accordé son appui à M. Brooks, qu'il désigne désormais comme un woke, Donald Trump a fait marche arrière. La faute de son ancien allié? Avoir demandé à des partisans de mettre l'élection de 2020 derrière eux pour se concentrer sur les scrutins de 2022 et 2024.

Largement favorite au sein du camp républicain, Sarah Huckabee Sanders, une des anciennes porte-parole de la Maison-Blanche à l'ère Trump, est pour sa part dans la course pour devenir gouverneure de l'Arkansas, un poste qu'a déjà occupé son père, Mike Huckabee.

La primaire républicaine pour le poste de sénateur de Pennsylvanie, tenue la semaine dernière (Nouvelle fenêtre), est toujours en suspens. À peine 0,1 % des voix sépare les deux meneurs républicains, Mehmet Oz, un célèbre médecin animateur de télévision à qui Donald Trump a accordé son appui, et David McCormick, un ancien PDG de fonds spéculatifs.

Ironiquement, le vote postal, décrié en 2020 par les républicains, retarde l'annonce finale des résultats.

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