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L’ouverture des piscines menacée par la pénurie de sauveteurs

Un sauveteur surveille des enfants qui se baignent.

La pénurie de sauveteurs pourrait empêcher l'ouverture de piscines.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Tifa Bourjouane

À quelques semaines de l’ouverture des piscines municipales, la saison est compromise faute de sauveteurs. Il en manque 2000 dans la province.

Alors que la moyenne provinciale est de 1,61 sauveteur par 1000 habitants, la région de Chaudière-Appalaches et l’une des plus touchées par la pénurie avec 0,92 sauveteur par 1000 habitants.

Toutefois la situation la plus critique demeure en Mauricie, qui compte 0,76 sauveteur pour 1000 habitants.

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Raynald Hawkins, le directeur général Société de sauvetage, en entrevue avec Guillaume Dumas à C'est encore mieux l'après-midi.

Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

Selon Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec, c’est la pandémie qui explique le manque de personnel, car la formation ainsi que les cours de natation ont été plus rares dans les deux dernières années. Il estime par ailleurs que la situation de plein-emploi n’aide pas, plusieurs candidats ayant déjà un contrat à plein temps.

Baisser l’âge du recrutement

L’une des solutions est de revoir à la baisse l’âge du recrutement. C’est pourquoi la Régie du bâtiment du Québec permet aux jeunes de 16 ans d’assurer le rôle de sauveteur sous supervision.

« Présentement, le règlement dit 17 ans. On a accepté les dérogations à 16 ans, déjà depuis quelques années, pour contrer ce phénomène-là de pénurie de sauveteurs. »

— Une citation de  Raynald Hawkins

Les responsables comptent sur les jeunes du secondaire qui seront en vacances dés de la fin du mois de juin pour augmenter le bassin de main-d’œuvre.

« Il y a des jeunes de 15 ans qui sont disponibles. Donnez-leur la responsabilité de jouer le rôle d'apprenti, d'assistant sauveteur. Cela nous permettra de prendre les 16 ans pour les mettre dans d'autres lieux de baignade. C'est comme ça qu'on essaie de travailler les adaptations potentielles auprès des différents employeurs. »

— Une citation de  Raynald Hawkins

Un problème de rareté et de rétention

Parmi les employeurs, certains campings qui ne sont pas encore parvenus à atteindre le quota nécessaire de sauveteurs craignent de ne pas pouvoir ouvrir leurs installations aquatiques.

Ce n’est pas le cas du Domaine au Grand R, à Trois-Rivières où la saison sera lancée le 17 juin. L’administratrice des lieux, Nathalie Valcout estime que la formation payante des sauveteurs dissuade d’éventuels candidats : ça doit causer une pénurie, déplore-t-elle. Je trouve que ces cours devraient être gratuits parce que ça met en jeu vraiment nos entreprises-là.

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Bryan Luckerhoff, responsable de formation à Sécurmax Sauvetage et Secourisme

Photo : Radio-Canada

Des entreprises qui ont du mal à retenir leurs employés, constate Bryan Luckerhoff, responsable de formation à Sécurmax Sauvetage et Secourisme : Auparavant, un sauveteur, la durée de vie, c'était de six à huit ans. Maintenant, c'est d'environ deux ans à quatre ans, ce qui est très court. Ça devient un problème.

Mais la Société de sauvetage croit qu’il n’est pas trop tard pour inverser la tendance. En plus d’abaisser l’âge de recrutement, elle compte également faire appel aux retraités ainsi qu’aux anciens sauveteurs afin d’éviter de restreindre les heures de baignade, de fermer des piscines ou encore d’ouvrir des lieux en baignade non surveillée.

Avec les informations d'Alexane Drolet et de Pascale Lacombe

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