•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les services d’hémodialyse de la Gaspésie insuffisants pour les besoins

Chargement de l’image

Les services d'hémodialyse de la Gaspésie ne peuvent pas accueillir tous les patients de la région qui ont besoin du traitement (archives).

Photo : Radio-Canada

Chargement de l’image

Même si la région compte désormais 36 places pour des traitements d’hémodialyse, il y a toujours des patients qui doivent faire plusieurs centaines de kilomètres par semaine pour recevoir des soins.

C’est le cas d’une résidente de Paspébiac, Francine Plusquellec, qui doit se rendre à Rimouski trois fois par semaine pour obtenir ses traitements. Six autres personnes sont dans des situations similaires, selon le CISSS.

Tous les hôpitaux de la Gaspésie offrent des services d'hémodialyse en Gaspésie, mais les places sont limitées.

Le nombre de places par hôpital.

Chandler, possibilité de 12 patients — 12 patients traités

Gaspé, possibilité de 6 patients — 6 patients traités

Maria, possibilité de 6 patients — 6 patients traités

Sainte-Anne-des-Monts, possibilité de 12 patients — 11 patients traités

En raison de ce manque de places, Francine Plusquellec consacre 24 heures par semaine à ses déplacements vers Rimouski pour y subir trois traitements de quatre heures chacun.

En direction de Rimouski, lors de son entrevue à l’émission Bon Pied, bonne heure, Mme Plusquellec doit faire la route aller-retour dans la même journée.

La travailleuse autonome, Francine Plusquellec est coiffeuse, explique qu’elle n’a pas les moyens financiers de perdre autant de journées de travail, même si ses déplacements lui sont en partie remboursés par le CISSS.

Elle juge d'ailleurs cette contribution nettement insuffisante, notamment avec l’augmentation récente des prix de l’essence. Le tarif de remboursement des repas n’a pas changé depuis des années, ajoute-t-elle.

Chargement de l’image

Francine Plusquellec explique qu’elle n’a pas les moyens financiers de perdre autant de journées de travail ni d'assumer tous les frais de déplacement (archives).

Photo : iStock / iStockphotos

La dame, qui a entamé ses premiers traitement en avril, calcule qu’elle a dû, jusqu'à maintenant, assumer une facture d'environ 1800 $ par mois. Je ne réussis pas à subvenir à mes besoins avec deux jours et demi de travail. C’est stressant, je n’arriverai pas. Je suis inquiète, lance Mme Plusquellec dont le mari a dû aussi cesser de travailler pour la soutenir.

« Sans hémodialyse, je ne peux pas fonctionner autant personnel que professionnel, c’est un soin vital dont j’ai besoin. »

— Une citation de  Francine Plusquellec

Elle estime qu’il s’agit d’une situation intenable à la fois pour sa santé physique et financière.

Au cours des dernières semaines, la Gaspésienne a multiplié les démarches pour se faire entendre et régler ce problème. Faut donner sa vie pour sauver sa vie, lance-t-elle.

Elle rapporte que le CISSS s’est montré ouvert à ouvrir des horaires de soirée, le lundi, mardi et mercredi, à l’hôpital de Chandler. Cependant pour ouvrir les postes nécessaires au rehaussement du service, le CISSS doit obtenir l’autorisation du ministère de la Santé.

Mme Plusquellec a donc écrit au ministre responsable Christian Dubé et ainsi qu’au premier ministre, François Legault. Le député de Bonaventure, Sylvain Roy est aussi intervenu dans le dossier de Mme Plusquellec.

L’option d’un traitement à la maison n’est pas envisageable, indique Mme Plusquellec qui indique être capable pour le moment d’obtenir la formation nécessaire offerte à Québec.

Interrogé sur les patients qui n'arrivent pas à obtenir un traitement d'hémodialyse en Gaspésie, le CISSS se dit conscient du besoin de la population et des problématiques engendrées par de longs déplacements.

« Nous travaillons sur des solutions alternatives pour tenter d'augmenter notre offre de services en hémodialyse en collaboration avec les médecins, le personnel sur le terrain, le CISSS du Bas-Saint-Laurent et le MSSS. »

— Une citation de  Le CISSS de la Gaspésie

L’organisation souligne cependant qu’elle doit prendre en considération certaines contraintes liées à la disponibilité des espaces, notamment à Maria et à Chandler.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !