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Accusations de viols : le non-lieu en faveur de Luc Besson confirmé en appel

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Le producteur et réalisateur français Luc Besson

Photo : AFP / Alberto Pizzoli

Agence France-Presse

La Cour d'appel de Paris a confirmé mardi l'ordonnance de non-lieu en faveur du réalisateur et producteur français Luc Besson, accusé depuis 2018 de viols par l'actrice belgo-néerlandaise Sand Van Roy, dans un dossier emblématique de l'ère #MoiAussi.

La cour a confirmé l'innocence de mon client. Une dizaine d'initiatives procédurales de Mme Van Roy se sont toutes conclues de la même manière. Luc Besson regrette ces quatre années perdues, a déclaré son avocat, Me Thierry Marembert.

Nous faisons un pourvoi en cassation immédiat, a répondu Me Antoine Gitton, un des membres de l’équipe légale de l'actrice. C'était un sordide fait divers et ça devient une affaire d'État [...]. Je n'ai pas vu de justice là, uniquement un simulacre de justice de petite vertu.

Une affaire classée sans suite en 2019

Le 18 mai 2018, Sand Van Roy avait déposé une plainte pour viol, quelques heures après un rendez-vous dans un palace parisien dont les protagonistes ont donné deux versions. D'après l'actrice, une pénétration anale digitale imposée, puis un évanouissement ont eu lieu, malgré ses injonctions à arrêter. Selon Luc Besson, il a été question d'un rapport vaginal consenti empreint de douceur.

Deux mois plus tard, l'actrice déposait une plainte pour d'autres viols et agressions sexuelles commis de 2016 à 2018, épisodes d'une relation d'emprise professionnelle sous menaces de rétorsion sur sa carrière d'actrice.

L'enquête préliminaire avait été classée sans suite en février 2019 par le parquet de Paris.

L'actrice, qui apparaît dans Valérian et la Cité des mille planètes, un film de Luc Besson sorti en 2017, avait alors déposé une plainte avec constitution de partie civile et obtenu la saisine d'un juge d'instruction en octobre 2019.

Pas de preuve matérielle, selon la juge

Deux ans plus tard, le 9 décembre dernier, une autre magistrate instructrice a rendu une ordonnance de non-lieu en l'absence de tout élément matériel venant étayer les déclarations de la plaignante de 34 ans. Lors de l'audience en appel, le 19 avril, le parquet général avait requis la confirmation du non-lieu.

Cette vision est rejetée par Sand Van Roy, qui conteste radicalement avec son équipe légale la teneur de l'information judiciaire, selon elle biaisée et incomplète.

Luc Besson n'a jamais été confronté aux preuves matérielles qui l'accablent, par exemple au constat photographique réalisé aux unités médico-judiciaires le jour des faits, des coups et blessures sur le corps de Sand Van Roy, a dénoncé Me Antoine Gitton.

Le producteur de 63 ans, connu pour Le grand bleu, Le cinquième élément ou Léon (Le professionnel au Québec), a constamment rejeté ces accusations. Il avait affirmé en octobre 2019 n'avoir jamais contraint physiquement ou moralement une femme à quoi que ce soit.

Devant la justice, au moins trois femmes ont évoqué des faits allant de bisous dans le cou jusqu'à la tentative de viol, contestés par M. Besson.

D'autres femmes avaient également témoigné auprès du média en ligne Mediapart de gestes déplacés ou d'agressions sexuelles, souvent prescrits, de la part du réalisateur.

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