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Le CISSS veut plus de flexibilité pour son personnel de la santé

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Le déficit anticipé du CISSS de la Côte-Nord de 70 millions de dollars est en grande partie expliqué par le recours à la main-d'œuvre indépendante.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Radio-Canada

Le directeur des ressources financières du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord espère que les prochaines conventions collectives offriront davantage de souplesse et permettront de réduire la dépendance à la main-d'œuvre indépendante dans la région.

Jean-Philippe Comtois confirme que le déficit anticipé pour l'année 2022 est de 70 millions de dollars au CISSS de la Côte-Nord. Ce nouveau record est causé par le recours excessif aux agences de placement pour combler tous les quarts de travail.

Le gestionnaire estime que les plus jeunes travailleurs sont attirés par les conditions de travail des agences de placement où l'employé est maître de son horaire et de ses disponibilités.

« C’est des travaux qui doivent se faire avec le ministère, avec les instances syndicales, pour négocier un peu plus de mobilité et ne pas être obligé de contourner avec la main-d’oeuvre indépendante. »

— Une citation de  Jean-Philippe Comtois, directeur des ressources financières du CISSS de la Côte-Nord

Par ailleurs, Jean-Philippe Comtois affirme que des discussions sont en cours avec le ministère concernant le déficit.

Selon lui, un employé du réseau de la santé provenant d'une agence coûte environ de deux à trois fois plus cher en raison notamment des frais de transport et d'hébergement qui y sont associés.

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Jean-Philippe Comtois, membre du comité de direction du CISSS de la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Fage

Évidemment on n’a pas ce financement de façon continue. Je sais que le ministère travaille fort pour réduire l'accès à la main-d'œuvre indépendante, explique M. Comtois. Le CISSS de la Côte-Nord espère que la situation pourra se résorber dans les 12 prochains mois.

Besoin de flexibilité

C’est toute une refonte du système d’agences de placement qui devrait avoir lieu pour régler le déficit du CISSS de la Côte-Nord. On a besoin d’aide du gouvernement dans l'esprit même du fonctionnement de ce principe de main-d'œuvre indépendante. On sait que les gens qui se tournent vers les agences le font pour la liberté d'action , lance-t-il.

Selon Jean-Philippe Comtois, le CISSS explore d’autres modèles d’emplois qui pourraient attirer une génération plus jeune. On a déjà demandé en région d’avoir accès à des horaires de type fly-in fly-out. On le fait indirectement, mais à trois fois le prix. On aimerait le faire avec des gens de notre réseau qui ont des conditions salariales pour lesquelles on est budgété, mais qui offrent cette liberté aux gens, raconte le gestionnaire.

Le CISSS aimerait avoir plus de flexibilité lors des embauches, explique-t-il, mais il fait aussi face à des enjeux de reconnaissance d’ancienneté. Les ressources humaines feraient face à des difficultés administratives au moment de recruter à l’extérieur de la région.

Par exemple, si à Baie-Comeau, j’engage une ressource de Havre-Saint-Pierre, à cinq heures de route, son ancienneté est reconnue. Mais si tu engages à Matane, la personne ne pourra pas venir même si elle a juste à traverser le fleuve, se désole Jean-Philippe Comtois.

La main-d'œuvre indépendante accapare environ 65 à 70 % du déficit anticipé, selon ce que le CISSS affirmait au début du mois de mai. Dans la région, le coût lié à la main-d'œuvre indépendante est passé de sept millions de dollars en 2015-2016 à 84 millions de dollars en 2021-2022.

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