•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Médaille d’honneur : la famille de Joyce Echaquan plaide pour la fin du racisme systémique

Chargement de l’image

Carol Dubé devant l'hôpital de Joliette en compagnie d'une photo de la mère de famille, un an après la mort de celle-ci.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Chargement de l’image

La famille de Joyce Echaquan accepte la médaille d'honneur posthume pour que sa voix soit entendue à l'Assemblée nationale et que le racisme systémique ne soit plus ignoré par ceux qui ont le pouvoir de changer les choses.

Carol Dubé, a reçu la médaille au nom de sa défunte conjointe lors d'une cérémonie à Québec mardi en fin d'après-midi aux côtés de Jeanette Bertrand, Luc Dionne, Benoit Pelletier et la famille de Guy Lafleur.

Le veuf, accompagné de ses sept enfants et des parents de Joyce Echaquan, n'a pas pu prendre la parole. C'est Jeanette Bertrand qui avait été désignée par le président de l'Assemblée nationale, François Paradis, pour le faire aux noms de tous les récipiendaires.

À la demande de Carol Dubé, le chef de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a accepté de lire une déclaration de la famille.

« Pour nous elle mérite toutes les médailles du monde. Elle mérite la vie.  »

— Une citation de  Carol Dubé, veuf de Joyce Echaquan

Carole Dubé dédie la médaille au courage des femmes Atikamekw et à celui des femmes autochtones d’ici et d’ailleurs. Il invite les élus à passer à l'action pour changer les choses pour de bon.

« Nous l’acceptons afin que cette forme particulière de racisme qui est présente au Québec comme ailleurs au Canada ne soit plus ignorée par les gens en position de faire changer les choses. Nous l’acceptons en demandant que la voix de Joyce soit entendue à travers la nôtre dans les murs de l’Assemblée nationale. »

— Une citation de  Carol Dubé, veuf de Joyce Echaquan

La femme de sa vie, la mère de ses 7 enfants, Joyce Echaquan, est décédée, le 28 septembre 2020 à l'hôpital de Joliette sous les injures du personnel. Elle avait 37 ans. Les images des derniers moments de sa vie, captées et diffusées grâce à son téléphone cellulaire, ont mis en lumière le racisme dont sont victimes les autochtones.

Carol Dubé rappelle que la mort de sa femme était évitable, causée, entre autres, par le racisme systémique envers les Autochtones.

Il cite les conclusions du rapport de la coroner Géhane Kamel qui a mené l'enquête publique sur son décès.

Plaidoyer pour l'adoption du Principe de Joyce

Le veuf de Joyce Echaquan insiste :reconnaître le Principe de Joyce, à moitié, n’est pas suffisant.

Il faut l’adopter, le faire vivre, lui donner les ressources nécessaires, afin que notre héritage soit grâce à Joyce, une évolution sans précédent dans les relations entre Allochtones et Autochtones au Québec, écrit-il.

« Si une médaille n’est que métal, elle ne vaut rien.  »

— Une citation de  Carole Dubé, veuf de Joyce Echaquan

En mars dernier, la CAQ a abandonné sa promesse d'inclure la notion de sécurisation culturelle dans la modification de la Loi sur la santé et les services sociaux, un élément important du Principe de Joyce.

Il conclut sur une question adressée aux membres de l'Assemblée nationale. Une question qu'il n'a pas pu leur poser de vive voix.

« Pour vous, membres de l’Assemblée nationale, pourquoi cette médaille ? Qu’est-ce qu’elle a fait, pour vous, pour mériter la reconnaissance de l'ensemble des membres de l'Assemblée nationale et de la société québécoise ? »

— Une citation de  Carol Dubé, veuf de Joyce Echaquan

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !